1er décembre 2011 : journée mondiale de lutte contre le sida consacrée au thème : "Objectif : zéro" Zéro nouvelle infection à VIH. Zéro discrimination. Zéro décès lié au sida.

article mise à jour : 11 octobre 2011

Agenda

1er déc

La journée mondiale de la lutte contre le SIDA

Des concerts et des pièces de théâtre sont organisés au Centre Culturel Franco-Guinéen par les associations comme le REGAP (Réseau Guinéen des Personnes vivant avec le VIH) et le REFIG (Réseau des Femmes Infectées de Guinée).Mais aussi des stands d’informations seront disponibles de 16h à 22h sur les lieux. venez vous s’informer de plus sur la maladie du siècle.

Jeudi 1er décembre 2011

C’est sous ce thème que les 30 ans de découverte de la maladie du siècle le SIDA sont fêtés cette année. Les recherches s’intensifient de puis la découverte de cette maladie sur 5 jeunes homosexuels aux États-Unis, pour trouver un vaccin à cette maladie qui a fait près de trente millions de victimes à travers le monde. Ce nouveau slogan est clair aucune infection, aucune discrimination et aucun décès lié au sida. ONUSIDA a rendu son rapport cette année, des progrès ont été effectués mais il reste beaucoup à faire encore. Comment cette maladie a été découverte ? Comment a -t-elle évolué ?

"Le nombre de personnes qui s’infectent et meurent diminue, mais les ressources internationales nécessaires pour soutenir ce progrès ont décliné pour la première fois en dix ans, en dépit des besoins immenses non satisfaits", juge le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon en préface d’un rapport d’ONUSIDA rendu public à l’occasion des 30 ans de l’apparition de la maladie.

Selon cet état des lieux publié vendredi 06 mai 2011, il reste un long chemin à faire pour prévenir les nouvelles infections par le VIH, mettre fin aux discriminations et augmenter l’accès au traitement et aux soins. Mais après une mobilisation importante, surtout dans les années 90, les moyens commencent à manquer pour aider les 34 millions de personnes vivant avec la maladie dans le monde. Le président américain Barack Obama a dans la foulée appelé à une remobilisation mondiale.

Le cancer gay

C’est donc le 5 juin 1981 que le Centre de contrôle des maladies d’Atlanta avait fait état, chez cinq jeunes homosexuels de Californie auparavant en bonne santé, d’une pneumonie rare qui ne frappait jusqu’alors que des sujets fortement immunodéprimés.

Un mois plus tard, ce que l’on appelé un temps le "cancer gay" était diagnostiqué chez 26 homosexuels américains et toute une communauté a été pointée du doigt durant de longues années. Et encore aujourd’hui, l’épidémie majeure du XXe siècle demeure une maladie honteuse, qui n’incite ni à en parler ni à se faire dépister.

C’est deux ans plus tard que l’on commence réellement à évoquer le sida en Europe, et notamment en Suisse, où les premiers cas sont annoncés en 1983. Une équipe française a ensuite pu isoler le virus, transmis par le sang, les sécrétions vaginales, le sperme et le lait maternel, qui attaque le système immunitaire et l’expose à toutes sortes d’infections.

"Jo" et les campagnes de prévention

Le Syndrome de l’immunodéficience acquise a rapidement concerné une sphère de population nettement plus large que les gays. Et des millions de personnes dans tous les pays ont été mis à l’écart par peur de la contamination. Durant un temps, on a craint les poignées de main, la salive et les contacts rapprochés. Sans parler du sexe, qui est presque devenu un tabou.

Il a fallu une mobilisation énorme à la fin des années 80 et au début des années 90 pour qu’on accepte réellement de parler du sida et qu’on cesse de voir les malades comme des pestiférés. Les campagnes de prévention, la généralisation du préservatif et les informations systématiques dans les écoles, avec des initiatives réussies comme la distribution en Suisse romande de la bande dessinée "Jo", de Derib, ont contribué à mieux cerner la maladie.

Malgré tout, les deux tiers des séropositifs ignorent qu’ils sont malades, selon Onusida, et ils continuent donc à propager la maladie. De nouvelles stratégies de lutte voient toutefois le jour depuis quelques années : la circoncision, les gels microbicides et la mise sous traitement des malades, qui réduit le risque de contamination sexuelle bien qu’il soit toujours présent. Et les patients supportent de mieux en mieux les thérapies, même s’ils doivent prendre des médicaments à vie. Mais aucun vaccin n’est à l’ordre du jour actuellement.

le VIH en Guinée

L’épidémie en Guinée est une épidémie généralisée, avec un taux de prévalence de la population adulte estimée à 1,3 % (ONUSIDA, Global Report 2010). Les femmes, avec un taux de prévalence de 1,9 %, sont nettement plus infectées que les hommes (0,9 %). L’épidémie est particulièrement féminine en milieu urbain où plus de 6 femmes sont contaminées pour 1 homme.

En 2010, le rapport sur l’Accès universel (Towards Universal Access Scaling up priority HIV/AIDS interventions in the health sector de l’OMS, l’ONUSIDA et de UNICEF) estime que 38 000 personnes vivent avec le VIH. Parmi elles, seulement 15 000 ont accès à un traitement ARV. En 2007, l’enquête de Surveillance Comportementale et Biologique sur les IST / VIH sida (ESCOMB 2007) indique que la prévalence du VIH est de 34,4% chez les professionnelles du sexe, 6,5% chez les hommes en uniforme, 5,2% chez les miniers, 5,5% chez les routiers et 5,6% chez les pécheurs.

Cette enquête a permis de constater une certaine diminution de la prévalence dans les groupes à risque à l’exception des miniers entre 2005 et 2007. La Guinée présente la spécificité de comporter des zones minières (fer, or, diamant, bauxite) qui concentrent des populations cumulant plusieurs facteurs de risque : travailleurs migrants se déplaçant sans famille, promiscuité sexuelle, tradition de « contrats de mariage à durée déterminée », faiblesse des revenus. L’épidémie dans cette population spécifique a augmenté ces dernières années, passant de 4,7 % en 2001 à 5,2 % en 2007. Les compagnies minières développent des politiques de prévention et de prise en charge destinées à leur personnel et ayant droits et disposent de centres de santé de haut niveau par rapport aux structures publiques.