4ième salon de la musique guinéenne : ‘’un peuple qui tourne le dos à la culture, est un peuple qui n’est pas loin de la violence’’ dixit Isto Keira

article mise à jour : 21 décembre 2012
Le quatrième salon de la musique guinéenne a débuté ce jeudi 20 décembre au CCFG. Durant deux jours les artistes, les managers, les producteurs et les promoteurs vont débattre sur les préoccupations relatives à la musique guinéenne. C’est Mass Production et BEMA qui organisent l’évènement sous le thème : « Quel avenir pour la musique guinéenne » ?

Selon les organisateurs, le salon de la musique guinéenne offre un
espace de rencontre des professionnels de la musique, d’opérateurs et d’administrateurs culturels, des exposants d’œuvres phonographiques et d’instruments de musique traditionnelle à mettre en exergue la richesse et la diversité culturelles de la Guinée.
Ce salon permet également aux artistes guinéens, toutes tendances
musicales confondues d’avoir des espaces d’expression à travers des
spectacles qui sont organisés, et de renforcer leur capacité à travers
l’organisation des rencontres professionnelles et des ateliers de
formation.

L’autre esprit de ce salon, soulignent les organisateurs, c’est offrir
une opportunité aux managers, aux producteurs et aux artistes
d’échanger sur leurs préoccupations du moment.

La Directrice Générale de Mass production Maciré Camara a exprimé sa
gratitude au département de la Culture et du Patrimoine Historique
pour les efforts consentis pour l’émergence de la culture guinéenne.
Elle n’a pas manqué non plus d’inviter les autorités de tous les
niveaux à passer du soutien moral à celui matériel à l’endroit des
artistes guinéens.

L’ancien ministre de la Culture et patron du Bureau Export de la
Musique Africaine (BEMA) Isto Keira interpelle le gouvernement en ces
termes : « un peuple qui tourne le dos à la culture, est un peuple qui
n’est pas loin de la violence ».

Le Directeur du Centre Culturel Franco-guinéen, Daniel Courriol s’est
dit heureux de participer à sa façon au rayonnement de la musique
guinéenne. Il a annoncé le partenariat que le CCFG et l’institut de
Dubréka viennent de signer tout en informant de l’ouverture d’une boutique de vente de l’authenticité des œuvres artistiques guinéennes. Ces ventes devraient permettre aux artistes de vivre de leurs œuvres et minimiser les pirateries. Son centre remplira son rôle et accomplira sa mission, celle d’aider la musique guinéenne, a-t-il conclu.

Le ministre de la Culture et du Patrimoine Historique Ahmed Tidiani
CISSE remercie les organisateurs, les opérateurs culturels et les
artistes. M. CISSE en bon professionnel invite la nouvelle génération
de musiciens de garder l’identité culturelle du pays. Il a rappelé que
la Guinée a toujours été un pays d’inspiration pour les autres. Avant
de prodiguer de sages conseils aux artistes en disant que la musique se métamorphose perpétuellement. Et pour être au rendez-vous de la
mondialisation, ils doivent se mettre en cause et exploiter au mieux
l’immense potentialité culturelle et artistique de notre pays.

Durant les deux jours, les opérateurs culturels et artistes auront à
débattre sur l’avenir de la musique guinéenne ; les droits et devoirs
des artistes ; la musique guinéenne et d’autres sonorités, quelles
incidences ? La place du manager dans la carrière de l’artiste.