72 Heures du livre 2016 : Kadima Nzuji s’exprime sur la question de la liberté de l’écrivain

article mise à jour : 30 avril 2016
« L’écrivain n’a jamais été inquiété par le pouvoir », dit Kadima Nzuji Mukalé. Pays invité d’honneur du salon du livre, les auteurs du Congo Brazzaville ont été présentés au public, ce dimanche 24 avril dans la salle de conférence du CCFG.

Une présentation au cours de laquelle un participant a posé la question de savoir ‘’Est-ce qu’il est aisé pour un écrivain d’être aux affaires et de critiquer en même temps le pouvoir public’’ ?

En réponse, Kadima Nzuji Mukalé, Directeur des éditions Hemar Brazzaville dira ceci : « La littérature congolaise a 63 ans. Elle est née en 1953. Dès les premiers textes, il y a eu la critique coloniale. La critique du pouvoir ». Plus loin, il précise que : « pour l’écrivain congolais, dans l’histoire de la littérature congolaise, il y a eu beaucoup d’auteurs qui ont écrit des textes extrêmement virulents vis-à-vis des décideurs. Il estime qu’être dans l’Administration publique et être écrivain qui critique les décideurs ne prive pas l’écrivain de sa liberté. En tout cas pas moins au Congo »

Pour exemple, il citera : « Soni Labou Tansi qui a été le Conseiller du ministre de la Culture et le cas d’Emanuel Dongala qui, bien qu’étant le Directeur des affaires académiques à l’université Emanuel Dogala, écrivait des textes virulents à l’endroit du pouvoir public ». Donc, l’écrivain n’a jamais été inquiété par le pouvoir.

Par ailleurs, « l’une des caractéristiques principales de la littérature congolaise est la liberté de l’écrivain », a-t-il laissé entendre.

JOURNAL 72H