72 heures du livre : Le collectif des écrivains guinéens à l’assaut du soutien gouvernemental.

article mise à jour : 1er février 2013
Aussi bien pour la réussite de la cuvée 2013 des 72 heures du livre, événement majeur dédié à la cause de la lecture, que pour un accompagnement global de tous les jours et de tous les instants, les écrivains guinéens ont entamé une tournée dans les différents départements ministériels, objectif solliciter plus d’attention du gouvernement à leur cause. Premières étapes, le département de tutelle et celui de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.

Le comité d’organisation des 72 heures du livre 2013 prévues pour se tenir les 23, 24 et 25 avril prochain à Conakry, peut se frotter les mains. Il se voit appuyé dans ses efforts de réussite de l’événement qui verra la participation d’éminentes personnalités du monde de la culture venues de partout, par le collectif des écrivains guinéens, bien décidé à sensibiliser le gouvernement à la cause de l’écriture, de la littérature et de la lecture.

Et justement, c’est pour ces objectifs que la maison d’édition ‘’L’Harmattan Guinée’’ de Sansy Kaba Diakité a initié cette rencontre d’échange et de partage qui est à sa 5ème édition. Thème choisi cette année ‘’Les mots au service de la paix’’.

Dirigée par le doyen Djibril Tamsir Niane, auteur notamment du célèbre ouvrage ‘’L’épopée Mandingue’’, la délégation du collectif des écrivains guinéens s’est d’abord arrêtée chez le ministre de la culture et du patrimoine historique, Ahmed Tidjani Cissé.

Là, le collectif a été réconforté de rencontrer un homme très attentif aux questions de promotion et de soutien à l’écriture et à la lecture. En homme de culture, écrivain de son état, Ahmed Tidjani Cissé s’est engagé à aborder le sujet concernant les sollicitations des écrivains au prochain conseil des ministres.

Pour ce faire, le collectif élaborera un mémo qu’il se fera le devoir de défendre auprès du gouvernement. Il a assuré les écrivains qu’il ne ménagera aucun effort à les accompagner pour un succès éclatant des prochaines 72 heures du livre.

Après le département niché sur le pont 08 novembre, cap sur celui de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. La rencontre se déroule dans la même atmosphère empreinte de convivialité et de cordialité.

Le jeune ministre Albert Damantang Camara, également porte-parole du gouvernement, s’est montré très à l’écoute des problèmes qui assaillent le petit monde des écrivains guinéens, il a promis de les accompagner pour un plein succès des prochaines 72 heures du livre. Albert Damantang les a assurés de son soutien à la fois moral, matériel et financier avant de promettre de sensibiliser les autres membres de l’équipe gouvernementale à leur cause.

De ces contacts, le collectif des écrivains guinéens appuyé par l’harmattan guinée, veut espérer que le gouvernement guinéen se montrera plus attentif et attentionné à sa cause.

Il y va de l’avenir de ce pays, en tout cas en grand homme de culture, le ministre Ahmed Tidjani Cissé n’a pas mâché ses mots, il dira je cite « Tout pays qui ignore sa culture va à la dérive ». Il est temps, grand temps que l’on arrête en guinée de sponsoriser des mamayas au détriment de la production littéraire et artistique.