72 heures du livre : Les enfants au cœur de l’évènement

article mise à jour : 25 avril 2015
Ils viennent apprendre, comprendre et poser pleins de questions. Le journal des 72 heures s’est intéressé à ces enfants qui à leur âge connaissent déjà l’importance du livre.

Souleymane Kaba, est élève de la 8ème année à l’école Atlas de Sangoyah, dans la commune de Matoto. Il estime que le livre lui permet d’apprendre afin de passer en classe supérieur. ‘’Je suis venu ici pour apprendre, découvrir et bien parler le français. Je veux devenir ingénieur donc le livre a une grande importance pour moi.’’

Oliano Bakary, élève de la 9ème année, a déjà choisi son livre.’’ Je suis venu à cette rencontre pour apprendre, connaitre le livre et ce à quoi ça sert. Je cherche des livres d’histoires et de dessins‘’.
Pour leur première fois d’assister à cette rencontre, de donner et de recevoir, ces élèves cherchent le savoir. Et le thème de cette année étant ‘’Livres, Sciences, climat et environnement’’ répond pratiquement à leurs attentes.
- Diané Sékou Kalil en dit plus : ‘’Je suis venu ici pour apprendre comment on utilise le livre. Je veux bien m’exprimer en Français. Je veux comprendre les mots difficiles et les mots clés qui sont dans des livres. Il y a aussi des livres comme « l’Enfant Noir » de Camara Laye que nous avons étudié à l’école que je voudrais acheter.’’

Michelle Tanou-Lora, écrivain-conteuse rencontrée au stand de la Côte d’Ivoire, pays invité d’honneur, représente une plus-value pour ce salon. Elle s’intéresse à la littérature infantile appelée aujourd’hui littérature de jeunesse. Cette autre forme de littérature est destinée à un jeune public dont la tranche d’âge varie de 0 à 14 ans. "J’ai remarqué qu’à l’université, les enfants avaient de grosses lacunes en termes de lecture et en Afrique le livre est encore lié à l’apprentissage scolaire. Donc j’ai vu qu’en allant vers les enfants on allait donner plus le réflexe de la lecture, de loisir à notre jeunesse".

C’est ainsi que j’ai crée un groupe de conteurs qui sont des étudiants et nous allons ensemble dans les écoles pour apprendre des contes aux enfants », explique-t-elle avant d’ajouter : « Je pense que les 72 heures du Livre, peut-être une grande vitrine capable de montrer que le livre concerne tout le monde. A travers les livres que j’écris, je donne le goût de la lecture aux enfants. Les livres sont illustrés de telle sorte que même les enfants non-scolarisés puissent à travers les images, deviner le conte et le contenu en usant juste des illustrations. Les enfants trouveront donc une porte d’entrée dans le monde de la littérature qui est un mode de magie ».

Au cours de ces trois jours, la Fondation Binta Ann pour les enfants et les femmes distribuera gratuitement des livres d’hygiène et d’éducation civique aux enfants. Auteur de ‘’Mariage par colis’’ et responsable de projet, Binta Ann explique : « Je suis présidente du comité d’organisation des 72heures du livre. J’anime un stand pour la fondation ‘’FONBALE’’. La fondation assiste les enfants pour les cours du soir depuis deux ans. Elle est basée aux USA. Et depuis deux ans, elle intervient en Guinée. FONBALE assiste aussi les enfants mendiants et ceux de la rue sur le plan scolaire. Elle lutte aussi contre les mutilations génitales féminines des enfants et des femmes. »

AJDD-Guinée