Adama Barry, Miss Fouta 2013 : ’’La Guinée n’est pas divisée en 4 régions naturelles, mais elle comprend 4 régions naturelles...’’

article mise à jour : 22 juillet 2013
Étudiante en 2ème année Santé publique, Adama Barry a été élue Miss Fouta 2013. Cet évènement qui est à sa deuxième Edition, organisé par ‘’Guinée Evènement Culturel’’, a pour but d’élire la plus belle fille du Fouta. Ces critères de sélection restent simples. Etre du Fouta ou parler la langue ‘’Poular’’. Ensuite garder le teint naturel, connaitre les traditions, avoir une éducation Foutanienne et les défilés se font dans des tissus traditionnels de la région avec des tresses locales. Placé sous le thème de ‘’la réconciliation nationale’’, Adama Barry, 1m70, 48 kg s’est hissée cette année à la tête de la beauté foutanienne. Elle a reçu la rédaction de Guinée-culture pour un entretien. Lisez !

Etre élue Miss Fouta, qu’est ce que cela représente à vos yeux ?

C’est une fierté pour moi et une grande joie. Etre Miss Fouta n’a pas été facile. Nous avons fait des défilés qui nous ont beaucoup fatigués, mais les moniteurs que nous avons eus, ont su nous aider à relever le défi.

Quelles ont été vos attitudes personnelles vous permettant de dépasser les autres candidates ?

Selon les membres du jury, c’est l’interview qui m’a permise de dépasser les autres. Le thème portait sur la réconciliation nationale et je me suis bien exprimée la dessus. On s’est exprimé en ‘’poular’’ et en français.

Est-ce que ça été facile pour vous de convaincre vos parents afin de vous laisser vous présenter Miss Fouta ?

En réalité mes parents ne sont pas difficiles. Mon père comprend facilement les choses, il aime aussi les défilés de mode. J’ai réussi facilement à les convaincre afin qu’ils acceptent que je me présente à cette compétition.

Avez-vous d’autres ambitions au delà de Miss Fouta ?

Oui j’ai des ambitions. Je veux d’abord terminer mes études. Ensuite, j’ai plein de projets. J’ai remarqué que les filles ont oublié nos coutumes. Pourtant, nos tresses et nos habits traditionnels sont très jolis. Quand j’aurai les moyens, je voudrais bien ouvrir un centre de coiffure spécial ‘’Djoubadè’’.

Je rêve d’être comme mon idole, qui est une fille de référence : Madina Tall, Celle que j’ai toujours aimée. C’est grâce à elle que j’ai eu l’envie de défiler aussi. Actuellement je veux me présenter à Miss Evasion, me présenter à Miss Guinée et partir même au delà.

Avez-vous des projets à exécuter au cours de votre mandat ?

J’ai des projets comme la sensibilisation des jeunes sur la paix. Mais les moyens me manquent et j’ai des difficultés pour les exécuter. Mon manager se bat dans ce sens, mais ce n’est pas facile.

Quel message de paix pouvez vous envoyer jeunes ?

Les jeunes doivent comprendre que la paix est très importante pour notre pays. Sans la paix rien ne peut marcher. La Guinée n’est pas divisée en quatre régions naturelles. Mais la Guinée comprend quatre régions naturelles. C’est ce que les gens ne comprennent pas. Sur l’axe Bambeto, Cosa et Hamdalaye, où je vis, axe qu’on taxe souvent de dangereux, je pense que ce sont les gens qui se battent pour la démocratie. Mais, il faut de la sensibilisation pour éviter des violences.

Quel est votre dernier mot à l’endroit de la jeunesse guinéenne ?

On doit se donner la main en Guinée pour que ça marche. Que tout le monde se donne la main sans distinction d’ethnie de région ou de religion. La Guinée est une famille.