Conakry Capitale Mondiale du Livre en collaboration avec l’Association des Élèves et Étudiants Musulmans de Guinée (AEEMG) organise le concours culturel

Publié par : Amara Nabé •  article mise à jour : 21 décembre 2017
Conakry Capitale Mondiale du Livre en collaboration avec l’Association des Élèves et Étudiants Musulmans de Guinée (AEEMG) organise le concours culturel

C’est dans le cadre de Conakry Capitale Mondiale du Livre que CCML et l’AEEMG ont organisé le concours culturel islamique dans la salle de conférence du Ministère des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger où la littérature arabe a été à l’honneur le dimanche 17 décembre 2017 en présence d’une forte délégation d’Émiraties, sous l’égide du Secrétariat Général des Affaires Religieuses représenté par son Secrétaire Général en l’occurrence de S.E. M. Aly Djamal Bangoura. C’était à la veille de la célébration de la journée de la langue arabe, le 18 décembre. La délégation est arrivée à 10 heures suivie par la présentation des délégués et les cadres guinéens.

Pr Koutoub Moustapha Sano a pris la parole avant la proclamation des résultats des concours culturels en connaissance islamique et culture générale. Il commence son intervention par un adage qui dit : “vouloir c’est pouvoir”. Cet encouragement a été adresse à l’endroit de tous ceux qui souhaitent apprendre l’arabe que c’est possible. Selon lui l’arabe est la langue plus parlée en Guinée étant donné qu’environ 90% des guinéens pratiquent la religion musulmane et qui parle arabe dans les prières quotidiennes. Poursuivant son intervention Pr Sano pense que ce n’est pas une contrainte d’être musulman si on ne parle pas l’arabe. Il a annoncé qu’il a un projet qui porte sur la traduction du Coran dans le contexte jurisprudence islamique dont il est spécialiste.

Pr Sano a classifié les gens en général dans quatre catégories : l’homme qui connait et qui connaisse qu’il connaît ; l’homme qui ne connait pas et qui ne connait pas qu’il ne connaît pas ; l’homme qui connait et qui ne connaisse pas qu’il connaît ; l’homme qui ne connait pas et qui connait qu’il ne connaît pas. La première catégorie est un atout et peut contribuer à élargir les bénéfices de son savoir par rapport à son environnement ; la deuxième catégorie est une calamité pour lui-même et notamment pour son environnement ; la troisième catégorie est un talent caché qui peut être découvert par son environnement pour leur besoin ; et en fin, la dernière catégorie est un apprenti sur une courbe d’apprentissage croissante, car il se déclare “incapable” et il fournit des efforts nécessaires dans la quête du savoir.

L’arabe est une langue de civilisation –– et pas seulement religieuse comme beaucoup de guinéens pensent martèle-t-il. L’intervenant continu en affirmant que l’homme a trois ennemis qui sont : l’ignorance, la maladie et la pauvreté. Cependant, l’ennemi juré de l’homme est l’ignorance – l’homme doit combattre l’ignorance et dans cette perspective, il peut alors combattre la maladie et la pauvreté.

La session a été clôturée par la révélation des résultats globaux des concours organisés par l’AEEMG entre les universités. L’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry a été classée première suivie par l’Université Kofi Annan de Guinée, la troisième place a été décernée à l’Université de Labé. Ll’Université Général Lansana Conté de Sonfonia Conakry a occupé la quatrième place talonnée par l’Université de Kindia et en fin l’Université Julius Nyerere de Kankan a occupé la dernière de cette compétition culturelle.

Amara Nabé
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