Conakry, la capitale du livre : un rêve… une réalité !

article mise à jour : 23 avril 2014
La sixième édition des 72 heures du livre a été officiellement lancée ce mercredi 23 avril au Centre culturel Franco-Guinéen. Plusieurs écrivains, hautes personnalités ainsi que des amoureux du livre étaient au rendez-vous à l’ouverture première journée du Salon du Livre de Conakry.
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Sansy Kaba

Edition après édition, la place livre consolide sa présence au sein de cet évènement qui fait de Conakry la capitale du livre. Un rêve qui devient de plus en plus une réalité, s’est félicité Sansy Kaba, directeur de l’Harmattan Guinée et promoteur de l’évènement. Il y a 6 ans, ‘’nous avons rêvé faire de Conakry la capitale du livre en Afrique. C’était difficile. A ce jour, le rêve devient une réalité’’, a-t-il indiqué, ajoutant que le développement de la culture ne peut se faire sans une volonté réelle de l’Etat.

Cette année, le livre est placé au cœur des préoccupations d’où le thème central ‘’Livre et développement local’’. Selon Sansy Kaba, les maires doivent mettre au centre de leurs préoccupations des politiques culturelles pour permettre à leur jeunesse de s’épanouir.

D’année en année, les 72 heures du livre de Conakry sont devenues sans conteste, l’évènement culturel le plus important du pays, a déclaré Lamine Capi Kamara, Président du Collectif des écrivains de Guinée. A l’image du Fespaco à Ouagadougou, du Marché des arts du spectacle africain à Abidjan, l’ambition des organisateurs des 72 heures du livre est de faire de Conakry dans les années avenir la capitale africaine de l’épanouissement du livre et de la lecture. Toutefois, cette noble ambition ne peut devenir une réalité sans une implication frontale des pouvoirs politiques, a précisé M. Kamara appelant ainsi le gouvernement à des graines aujourd’hui pour récolter les fruits demain.

Lamine Kapi Kamara Au nombre des innovations, en plus des traditionnelles séances de dédicaces et de conférences-débats, l’édition 2014 des 72 heures a inscrit dans son programme alléchant des concours d’épellation, de culture générale, du jeune écrivain, ainsi que des ateliers d’écriture et de formation en journalisme, enrichissant la palette d’activités avec de plus en plus de maitrise et de succès, s’est réjoui Lamine Kapi Kamara.

Mohamed Saïd Fofana Pour sa part, le premier ministre a reconnu que très peu de Guinéens prêtaient une attention particulière aux 72 heures du livre dont la première édition de cette manifestation remonte à 2009. Depuis cette date, ajoute Mohamed Saïd Fofana, grâce aux efforts soutenus des organisateurs, nombreuses marches ont été gravies dans le but de convaincre les uns et les autres que le livre, support culturel par excellence a bel et bien sa place en Guinée.

En lançant la sixième édition de cette manifestation culturelle, le premier ministre s’est dit convaincu que cet objectif a été atteint. Les 72 heures du livre ont non seulement conquis une place en Guinée, mais aussi et surtout acquis une dimension internationale. Pour s’en persuader, il suffit de prendre en compte la qualité et le prestige des nombreuses personnalités de la culture qui viennent chaque année honorer et rehausser de leur présence le succès de cette grande fête culturelle, a indiqué Mohamed Saïd Fofana.

Pour finir, le Chef du gouvernement a rassure le comité d’organisation des 72 heures du livre sur le soutien effectif et concret des autorités politiques à travers le ministère de la culture. Une ligne budgétaire sera dédiée par le gouvernement pour soutenir les prochaines éditions de cette manifestation culturelle d’envergure.