Concert de la francophonie

article mise à jour : 23 mars 2015
Sayon Bamba célèbre la langue française

Dans le cadre des festivités de célébration de la langue française, le concert de la francophonie a eu lieu le vendredi 20 mars au CCFG. Sayon Bamba ’’la fille de Conakry’’, l’a fait. Elle a mis le show et fait danser le public. Formidable. Ambassadeurs et invités venu plus que nombreux ont autour de la langue française festoyé presque deux heures dans une salle archi comble.
Pour commencer la fête, des filles. Du public, elles surgissent.19h 55, une astuce innovatrice. Contrairement à l’accoutumée, le Directeur Couriol est annoncé par les filles de Conakry. « Merci à toutes et à tous d’être venu pour commémorer cette fête de la francophonie », s’exclame Daniel Couriol entouré des filles de Conakry et « place au spectacle. Merci à vous », dit-il avant de céder la scène à Sayon Bamba et compagnie pour fêter la langue française.
Les Ambassadeurs de France Bertrand Cochery, d’Allemagne Hartmut Kraüsser, le directeur de l’Institut français de Guinée Nicolas Dextreit, la directrice du petit musée Fifi Niane, ainsi que des artistes, des acteurs de scène et bien d’autres spectateurs parmi lesquels des comédiens de la pièce de théâtre Le Cid de Corneille prévue les 27 et 28 mars au CCFG sont présents.
Les musiciens s’installent sur la scène. La photo de Sayon Bamba à l’époque toute jeune est grandement affichée derrière eux. Puis, le son du balafon annonce les couleurs de la fête. Suivent les autres instruments. Au rythme de la musique, les ’’filles de Conakry’’. Au nombre de douze, elles dansent et chantent Conakry. Vêtue d’une tenue multicolore, Sayon Bamba les rejoint sur scène et ensemble, elles psalmodient.
Sayon Bamba chante avec fierté Marseille, la multiculturelle. La ville de son enfance, celle qui l’a vu grandir et lui a tout appris. Puis, un interlude, une pause. Sayon raconte des anecdotes. Avec son public, elle échange par moments. 20h15. Séquence zook. Elle chante la fille de Conakry. Ovation. Interlude à nouveau. La fille de Conakry égaye le public. Au fond de la salle parmi le public, l’on scande debout, Sayon Bamba.
De Conakry à Bahia, la longue et ardue route de l’esclavage sent la Capoeira. 20h30. Sayon chante Bahia et enchaine avec je cherche un homme dans un rythme teinté de ragga. Pour Sayon et les filles de Conakry, ’’les hommes sont de vrais caméléons qui changent de couleurs’’.
Le temps de vite souffler, Sayon revient sur scène. En tenue traditionnelle Léppi, elle se glisse dans le public et offre à des spectateurs des louches.
Et tac, du zouglou comme on l’aime à l’époque des cocos d’Abidjan. Très dansant.
Sayon se plie au genre acoustique proposé par ses musiciens et chante pour ses parents. 20h50. Elle encense la maladie de l’amour, la maladie du cœur pour les personnes qui souffrent du manque d’amour.
Sayon n’a pas oublié les artistes qui par le passé ont hissé haut la culture made in Guinée. Elle leur rend hommage dans So, So Soliyo. Le public l’ovationne avec mérite. Et lorsqu’elle entame Africa, c’est la joie dans la salle. Une fille de danseurs se forme près de la scène et chantent avec Sayon et les filles de Conakry. Mouwama ’’je ne veux pas’’ disent-ils en chœur.
Plus que magnifique a été le concert de la francophonie. Les spectateurs sont repartis la joie au cœur. Des images de Sayon Bamba en communion avec le public francophile seront pour longtemps encore dans l’esprit de celui-ci. Ensemble, ils s’en sont donné à cœur joie et ont commémoré la langue française dans une ambiance plus que francophone.

Ausmin