Concours de dictée : De nombreux élèves y participent…

article mise à jour : 25 mars 2013
Après les écoles des communes de Ratoma, Kaloum et Matam le samedi dernier, de nombreux élèves des classes de CM2 (sixième année) venus des 47 écoles publiques et privées de la commune de Matoto, ont planché sur le concours de dictée, ce lundi 25 mars, a-t-on constaté sur place.

C’est dans ce cadre, qu’une mission du Cercle de Réflexion et d’Action pour la Nation (CRAN) s’est rendue dans différents établissements de la commune de Matoto pour superviser les activités de ce concours destiné à promouvoir la langue française et à rehausser le niveau de l’enseignement de base en Guinée.

Première étape, la direction communale de l’éducation de Matoto. Le directeur communal de l’éducation, Ibrahima Kalil Konaté, après avoir souhaité la bienvenue à la délégation, a salué l’initiative du CRAN à venir en aide à l’enseignement à la base. Car dit-il, l’enseignement au primaire est la base de la formation. Selon le directeur, organiser ce genre de concours amène les élèves à fournir de l’effort et contribue positivement à la qualification du système éducatif guinéen.

‘’Un seul parmi les candidats représentera notre pays en mai prochain à la finale du concours international de dictée au Canada. Pour en arriver là, le candidat doit passer par un véritable parcours du combattant. Car, la sélection est très rigoureuse et se fait à plusieurs niveaux.’’ a expliqué Ibrahima Barry, membre du CRAN.

Les écoles primaires de chaque commune de Conakry, envoient en effet leurs meilleurs élèves à concourir pour la sélection. Les trois meilleurs de chaque école sont retenus pour se présenter à la dictée communale, qui aura lieu le 30 mars prochain. Le champion national s’en volera au Canada pour la finale internationale.

Du groupe scolaire Titi Camara à l’école primaire Abraham Lincoln en passant par celle de Simbaya, le constat est le même, le texte de la dictée est choisi dans un manuel par les maîtres d’écoles et les candidats se réjouissent de participer à ce concours.

Au groupe scolaire Titi Camara notamment, Mohamed Tolno, directeur du primaire dudit établissement estime que : ‘’ce concours de dictée permettra aux élèves de progresser en français mais aussi et surtout de connaître leurs limites afin de les dépasser.’’ Il a insisté sur besoin d’impartialité du jury’’. Avant de solliciter la disponibilité à temps, pour les prochaines éditions, des manuels de préparation des candidats et la publication des règles et conditions générales du concours dans un document.

Quant à M. Touré de l’école primaire de Simbaya 1, il confie que : ‘’le nombre de manuel reçu dans cet établissement est insuffisant’’. Ces critiques et suggestions ont été bien accueillies par la délégation qui a rassuré le corps professoral de leur prise en compte.

Selon le chef de projet de la dictée PGL, Ibrahima Barry, ‘’depuis deux ans, cette activité se déroule en Guinée. Malgré tout, elle reste presque méconnue par le public. C’est pourquoi ajoute-t-il nous voulons donner un cachet particulier à cette édition.’’

Poursuivant, M. Barry soutient que le concours de dictée est ‘’une occasion pour les élèves de découvrir de nouveaux horizons, de faire de nouvelles connaissances parmi les concurrents’’. D’où selon lui, la nécessité de pérenniser cette activité.

Cette année, le thème ‘’Les métiers d’aujourd’hui et de demain’’ retenu par la Fondation Paul Gérin Lajoie permettra sans doute aux candidats de la Dictée PGL de se renseigner sur une foule de métiers et de découvrir leur passion.

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La délégation s'entretient avec le directeur communal de l'éducation de Matoto A une élève de CM2 du GS Titi Camara