Culture : Sansy Kaba Diakité élevé au grade du commissaire général Conakry capitale mondiale du livre

article mise à jour : 30 novembre 2015
Pour célébrer la désignation de Conakry capitale mondiale du livre en 2017, les autorités guinéennes ont offert un cocktail à l’intention des éditeurs, des libraires, des bibliothécaires et des écrivains. La cérémonie s’est déroulée ce vendredi 27 novembre dans les locaux du gouvernorat de la ville de Conakry.

Dans son allocution de bienvenue, le gouverneur de la ville de Conakry Soriba Sorel Camara a rappelé que ce prestigieux titre Conakry capitale mondiale du livre en 2017 lui a été accordé à Paris le 21 juin 2015 par un comité international de sélection composé d’expertS de l’UNESCO. Parlant du choix, Soriba Sorel Camara est résolument déterminé, il promet : « L’UNESCO ne sera pas déçue d’avoir choisi la Guinée, il sera plutôt émerveillé tous les jours et les mois qui passent ».

Toujours dans son intervention, le premier responsable de la ville de Conakry Soriba Sorel Camara a cité quelques actions déjà effectuées pour, dit-il, réussir l’évènement : « nous avons déjà mis en place une commission régionale d’appui technique en lui offrant la salle de conférence de la direction générale de ville et de l’aménagement du territoire. A cela, s’ajoute l’un de ses bureaux spacieux pour abriter le commissariat général de l’évènement. Egalement, les cinq communes de la ville de Conakry et la sous-préfecture de Kassa ont offert chacune un espace pour la construction de bibliothèque de proximité ».

Prenant la parole, le président des associations des écrivains guinéens Mohamed Lamine Capi Camara a, au nom de ses pairs, rappelé que la Guinée au cours de son fabuleux parcours artistique avant et après l’indépendance, a remporté sur les scènes africaines de nombreux trophées : les ballets africains de Keita Fodéba, le Bémbéya Jazz national, les ballets Djoliba, l’ensemble instrumental national de musique traditionnelle (…). Pour Lamine Capi Camara, le choix de la Guinée à travers son chef lieu Conakry comme capitale mondiale de livre est un évènement sans précédent. « Le plus difficile n’est d’être choisi mais, il faut reconnaitre qu’il a été obtenu au prix d’un lourd investissement collectif et individuel. Toutefois, le plus difficile est de mériter ce choix en illustrant par notre action commune et concertée dans les deux années à venir. Notre objectif commun, c’est-à-dire le gouvernement et nous les hommes et femmes du métier du livre, est de donner à l’avènement le contenu de la meilleure qualité qu’il soit pour en faire une véritable apothéose », a-t-il dit.

Et d’enchainer : « nos investissements à nous seuls ne suffiront pas quelle que soit notre bonne volonté à relever le défi sans une implication frontale des pouvoirs publics. Nous espérons que nous sérions entendus et compris ».

S’exprimant à cette occasion, le rêveur Sansy Kaba Diakité a remercié tous ceux qui, selon ses propres termes, ont cru à leur projet. « Le rêve est devenu aujourd’hui une réalité, je voudrais que chacun de nous se mobilise pour la réussite de ce projet car, c’est une victoire pour la nation et pour la République. Il est extrêmement important que les entreprises guinéennes et étrangères, les institutions internationales et les organisations de développement soutiennent cette activité de long programme qui s’étend sur une année » a-t-il souhaité.

Poursuivant, le directeur de la maison d’édition Harmattan-Guinée Sansy Kaba Diakité prophétise : « Ouagadougou est la capitale africaine du cinéma parce que les burkinabés l’ont voulu. Bamako pour la photo, Abidjan pour la musique et vous remarquez que Niamey prend de plus en plus la position pour la mode. Je suis convaincu que Conakry peut devenir la capitale africaine du livre ».

Très engagé Sansy Kaba Diakité a laissé entre que Conakry capitale mondiale du livre est une étape de leur projet. C’est pourquoi, insiste-t-il, il faut le réussir pour aboutir à cette réelle vision. « L’année dernière, la Côte d’Ivoire était là comme pays invité d’honneur, le Congo sera là pour 2016 et le Sénégal en 2017. Pour ces actions, il nous faut des soutiens », indique le désormais commissaire général Conakry capitale mondiale du livre 2017-2018 avant d’inviter tous les guinéens à créer des bibliothèques dans nos communes, dans nos villages, dans nos quartiers et même dans nos maisons.

Dans son discours de réponse, Amirou Conté ministre de la culture et des patrimoines historiques rappellera que Conakry est la dix-septième ville au monde à bénéficier de ce privilège et la première ville francophone. Pour Amirou Conté, si ce privilège est honneur pour notre pays, il est surtout un appel à tous les acteurs du secteur du livre à fournir plus d’efforts dans la création, la production et la diffusion du produit livre. « L’évènement interpelle également les décideurs à tous les niveaux pour plus de responsabilité afin de donner une dimension historique Conakry capitale mondiale du livre en 2017 », lance-t-il.

Après avoir félicité et remercié Sansy Kaba Diakité, directeur de l’Harmattan-Guinée, qu’il appelle le point focal de Conakry capitale mondiale du livre, lui sanctionnera très bientôt par un arrêté ministériel, ‘’ le commissaire général de Conakry capitale mondiale du livre’’, précise-t-il, pour ses multiples efforts.

Comme pour joindre l’utile à l’agréable, Amirou Conté a invité l’ensemble des opérateurs économiques et des entreprises guinéennes ainsi que les institutions de financement de la culture d’accompagner à être des partenaires de cet important évènement du livre.

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