FIFDA 2015 : Trois jours de cinéma pour la diaspora africaine à Paris

article mise à jour : 4 septembre 2015
Le Festival international de films de la diaspora africaine en abrégé FIFDA fête ses cinq ans d’existence ce vendredi 4 septembre à Paris (France) avec au menu un programme d’activités riche et varié. Trois jours de fête autour de projections de films de diverses origines et ce, dans le but de rendre hommage aux africains de part le monde mais également de montrer l’image d’une Afrique et de ses réalités culturelles et traditionnelles.

Les œuvres à présenter sont pour la plus part inédites. Parmi elles, des documentaires et des fictions historiques sur la culture noire. Concevoir un pont fait de productions audiovisuelles riches et variées afin de permettre un meilleur échange entre cultures, voilà entre autres les aspirations du FIFDA.

A l’ouverture, le Festival projettera au cinéma « Étoiles Lilas », un documentaire teinté de solidarité et d’espoir, « L’Homme qui répare les femmes : la colère d’Hippocrate », un film qui relate le combat pour une réparation physique et mentale des femmes victimes de viols et de mutilations.

Le samedi 5 septembre, le Festival permettra au public de découvrir la culture noire de la Nouvelle-Zélande lors de la projection de « White Lies ». Un film décrivant la confrontation au début du 20e siècle de la tradition médicinale ancestrale des Maoris (autochtones de l’archipel) avec la haute société coloniale blanche. La culture noire brésilienne sera également à l’honneur avec deux documentaires. Le premier se penche sur des clichés poursuivant les personnages noirs des télénovelas (Séries ou téléréalités), pendant que le second met à nu la difficulté des questions raciales dans un Brésil de couleurs.

Deux films récompensés en mars 2015 par le FESPACO à savoir : « L’œil du cyclone » (Etalon de Bronze de Yennenga) de Sékou Traoré (Burkina Faso), et « Morbayassa, le serment de Koumba » du Guinéen Cheick Fantamady Camara seront projetés. Deux films qui racontent le passé dur de femmes africaines. L’une, avocate est prise dans les luttes de pouvoir et de corruption dans un trafic de diamant, l’autre, prostituée est déterminée à retrouver sa fille.

Ausmin