Femua 7 / A’Salfo, Commissaire général : ‘‘Avec Alpha Blondy, personne ne dira que c’est un petit festival’’

article mise à jour : 25 mars 2014
A la suite de l’étape de Paris, au siège de l’Unesco le 13 février 2014, la 7è édition du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo a été lancé à Abidjan le 20 mars, dans un huppé hôtel du plateau en présence de partenaires, de sponsors, des organisations internationales et quelques artistes qui seront à l’affiche : Alpha Blondy, Hamed Farras, Affou Kéita, Espoir 2000, Nigui Saff K Dance, Debordo Likunfa – sans oublier Magic System, les initiateurs dudit festival. « Chaque année, le défi est à relever », a soutenu le chanteur, lead vocal de Magic System et commissaire général du Femua, A’Salfo [Traoré Salif].

Fier d’avoir Alpha Blondy à l’affiche du festival [1er au 6 avril] qui suscite chaque fois autant d’engouement que l’année précédente, A’Salfo dit « réaliser un rêve ». Car, celui que tous appellent affectueusement le ‘’Kôrô’’ – l’aîné, est pour lui « un monstre » de la musique qui vient donner plus de crédit au Femua. « Si j’ai Alpha Blondy comme tête d’affiche, aucun artiste ne me dira que c’est un petit festival », s’est-il réjouit en présence de la star du reggae. Cette année – comme les précédentes éditions, l’affiche confirme l’ambition du Femua qui veut être « l’un des plus grands festival d’Afrique ».

Au total, dix sept (17) artistes de pays africains, de France (Youssoufa), du Lyban. Une découverte (Maxy Sedumei – Bostwana), une page souvenir (nostalgique) au rythme du Hip Life (avec Gyedu Ambolley – père du rap ghanéen), une sélection ouest-africaine avec Amadou et Mariam (Mali), Sana Bob (Burkina Faso), Fodé Baro (Guinée), et Afrique centrale (Lady Ponce du Cameroun et Ferre Gola – Congo) auxquelles s’ajoute une diversité rythmique à l’ivoirienne avec huit (8) artistes de la Côte d’Ivoire.

« Nous avons crée un bébé. Le bébé a grandi. Faisons du Femua l’un des plus grands festivals d’Afrique », a motivé le commissaire général du festival qui ne veut pas qu’on le voit comme seul artisan. « C’est le bon vouloir de chacun (Ndlr ; les membres de Magic System) qui a permit à ce festival d’être là. Nous avons eu ensemble l’idée », a-t-il salué ses compagnons Manadja, Goudé et Tino – tous des commissaires adjoints du Femua.

Avec le Femua qui se tiendra un mois (presque) après le Marché des arts du spectacle africain [Masa], A’Salfo dit apporter « une pierre au maillon du développement pour dire qu’en Côte d’Ivoire, il y a désormais des événements qui font le développement ». Face à cette dynamique culturelle, Alpha Blondy [organisateur depuis 1994 jusqu’en 2007 du Festa devenu Festarrr - Festival d’Abidjan pour la Réconciliation, la Réunification et la Reconstruction] appelle à l’application d’une thérapie. « La Côte d’Ivoire a brillé par de grands espoirs comme ce que nous voulons vivre. Nous devons, souhaite Blondy, appliquer notre thérapie pour que la Côte d’Ivoire devienne ce qu’elle a été sous Félix Houphouët-Boigny ».

« Il faut que le Festa revienne », a plaidé Dembélé Fausseni, représentant le ministre de la Culture et de la Francophonie, Maurice Bandaman. D’où l’appel qu’il a lancé à investir dans la culture et soutenir la culture. « La culture, c’est ce qui nous permet de ne rien perdre », a-t-il motivé. Relevant les bons points du Femua « qui a le plus porté en 2011 », Dembélé Fausseni rassure que ledit festival a contribué à repositionner la Côte d’Ivoire. « C’est ainsi, souligne-t-il, que les gens ont vu que la Côte d’Ivoire est de retour ».

Avec Magic System et sa musique « devenue un leitmotiv international », Jean Marie-Somet – Directeur général de Côte d’Ivoire Tourisme, l’un des partenaires du Femua, a dit avoir « tous les ingrédients pour faire du tourisme – émotion ».

Liant action sociale et divertissement, le Femua – grâce à l’Ong Rentrée du Cœur, procédera cette année à l’inauguration d’une école maternelle à Anoumabo. Ce village – quartier dans la commune de Marcory accueille depuis 2008 le Femua qui permet son développement. Décentralisé depuis 2013, le Femua 2014 sera après Abobo (6è édition) à Yopougon (Place Ficgayo). « Paix et cohésion sociale », est le thème de la 7è édition du festival qui est parrainé par Beugré Mambé, Gouverneur du District d’Abidjan.

Source : Africatime