Fermeture du Salon du livre sur une note d’espoir pour l’avenir de la lecture en Guinée.

article mise à jour : 20 mars 2012
Le 32ème salon du livre ferme porte et fenêtre ce lundi à Paris Porte de Versailles. La Guinée a fait une présence remarquée qui a connu son apothéose ce dimanche par une conférence sur le thème de la place du livre dans l’éducation en Guinée.

Animée par le Directeur de la Culture Jean Baptiste Williams et un collectif d’écrivains guinéens, cette conférence a été mise à profit par les conférenciers pour rappeler la place stratégique du livre dans l’éducation des jeunes.

Prenant la parole, le directeur de Harmattan Guinée Sansy Kaba Diakité a affirmé que c’était « un honneur pour lui de parler du Projet des 72 heures du Livre à Paris. Il n’ya pas d’éducation sans livre et c’est l’outil fondamental pour que nos jeunes puissent mieux se construire »

Nadine Bari, présidente du collectif des écrivains de l’Harmattan a informé que pendant les 72 heures du livres prévues pour les 23, 24 et 25 avril prochain à Conakry, « il y’aura des ateliers de formation importants pour l’avenir du livre en Guinée à savoir la formation des bibliothécaires sur trois jours ». Car selon elle, les bibliothèques constituent la solution pour inciter les jeunes guinéens à la lecture : « les bibliothèques sont le nerf de la guerre si l’on veut que les guinéens qui n’ont pas de moyens financiers pour acheter des livres surtout au prix où ils sont, avec les droits de douanes actuels…. ».

Il y’aura également l’atelier d’écriture et l’atelier de création de bande dessinée, a ajouté Nadine Bari. A la fin des 72 heures du livre, Nadine Bari espère que les jeunes guinéens auront du goût pour la lecture : « tout commence par l’éducation et la jeunesse dans un pays. Et cela a été raté pendant plus de cinquante ans …et il est grand temps de rattraper le retard pris par la Guinée dans ce domaine. »

Nadine Bari a enfin informé que des prix seront décernés aux jeunes écrivains guinéens dans quatre catégories (poésie, conte, nouvelle et bande dessinée).
Des grands noms sont annoncés à Conakry : Thierno Monembo, Libar H Fofana, Alain Mabanckou( Prix Renaudot 2006) etc.

Ensuite, c’était le tour des auteurs comme Ahmed Tidiane Souaré et à l’ambassadeur de Guinée en France Amara Camara de dire que le contexte est assez favorable aux écrivains avec la création des médias privés locaux et avec un universitaire à la tête du pays.

La nécessité d’inscrire les œuvres des auteurs guinéens dans les programmes scolaires, la possibilité pour les jeunes de lire des livres sur leurs téléphones portables et sur des supports audiovisuels, la formation des enseignants sur les livres guinéens et la mise en place d’une vraie politique du livre( construction de bibliothèques municipales, baisse du droit des douanes etc) ont été quelques idées fortes qui ont été lancées lors de cette conférence.

Source : Guineenews