Fodécatibiyah ou Forécariah, une ville, un nom

article mise à jour : 23 août 2011
Situéé à quelques 100 km de la capitale guinéenne Conakry, Forécariah est une ville qui a une histoire. Fondée il y a de cela 3 siècles, la préfecture de Forécariah a vu naître de grands noms dans l’histoire de la Guinée. Nombreux sont aujourd’hui ces élites et grands héridies qui se tirent la chandelle pour avoir été fils de celle ville.

En effet, chaque nom en Afrique a un sens, une signification. Comme beaucoup de ville de la Guinée, le nom de Forécariah a une origine qui se trouve être dans les secrets les plus séculaires de l’Afrique. Ils sont nombreux ses enfants de la nouvelle génération qui se posent la question de savoir d’où est venu le nom de leur localité ? Il n’est pas permis à tout le monde de répondre à cette question. Mais en Afrique traditionnelle, les ’’Koumara fôlô Kouma’’, les sages, les ancêtres sont là pour tuée notre soif et nous donner la vraie information. Dont en voici une !

La question a connue une multitude d’interprétation. Comme nous le savons tous qu’en Afrique, la légende est toujours une histoire déformée par l’imagination. Dans le seul but de faire intéressée la nouvelle génération. Mais, selon une légende trop répandue dans la localité, le nom Forécariah serait une déformation de ‘’Fodécatibiyah’’. A l’origine, ce sont trois frères dont le marabout Fodé Katiby Touré que la ville porte déjà le nom accompagné de ses frères Fodé Aboubacar Fofana et Fodé Aboubacar Yansané. La même enseigne qu’ils venaient tous du Sankaran profond (haute Guinée) vers le 19e siècle.

Les autochtones de Fodécatibiyah :
Ce qui revient à dire que les autochtones sont bel et bien les Touré, les Fofana et les Yansané. Qui, plus tard ont été rejoint par d’autres. Aujourd’hui, avec l’hospitalité dont fait montre les habitants, Forécariah est devenu une ville cosmopolite. Elle fait la symbiose du répertoire culturel et ethnique de la Guinée. Les soussous au centre ville, parfois pour voisins directs, les peulhs, les malinkés, les bagas, les forestiers et les mandés y vivent en harmonie. Ce qui fait de cette ville, un havre de paix.

Principale occupation de la population :
Selon le dernier recensement de l’Administration, la population de Forécariah avoisine les 116.464 pour une densité de 27 habitants par kilomètre carré. Comme il a toujours été depuis des décennies, les populations de la basse côte sont généralement des hommes de la terre. Alors, Forécariah, ville de la basse côte ne fait pas cette exception. Ils sont aussi des agriculteurs, des éleveurs, des pêcheurs mais également des marchands.

Cadre Géographique :
Situé à 100 km de Conakry, Forécariah est limité au nord par la préfecture de Coyah, au sud par la Sierra Leone, à l’est par la préfecture de Kindia, à l’ouest par l’océan atlantique. Le tout sur une superficie de 4250 km2. Son relief est caractérisé par des sols de mangrove, des basfonds hydromorphes, des plaines côtières suivies d’une succession de plateau. Lequel est dominé par une chaîne de montagne appelée ‘’ le mont Benna’’. Cette montagne est le point culminant de la région avec sa hauteur de 1124 m.

Son climat est de type sub guinéen, tropical humide subissant par endroit l’influence conjuguée de la mer. Aussi, de la disposition parallèle du flan occidental de massif du Foutah Djallon.
Précipitation : la préfecture de Forécariah jouit de l’influence de deux saisons tout comme les autres villes du pays. Une saison sèche (novembre-mai) et une saison pluvieuse (mai-octobre). La pluviométrie varie entre 3 à 4 mm3 par an.

A noter que 80% de cette eau tombent entre juin et septembre. Il convient de signaler que la période de déficit d’eau est comprise entre décembre et mai. La température avoisine les 25°C.

Structure administrative :
La préfecture de Forécariah est composée de 9 Sous-préfectures dont Allasèya, Kaleyah, Farmoriyah, Moussayah, Sékhourou, Kakossa, Kabaki, Benty et Maférinyah. La commune urbaine à 6 quartiers à savoir : Tatagui 1, Tatagui 2, Fatakö 1, Fatakö 2, Toumaniyah et Madina.

Très malheureusement, le potentiel culturel est sous exploité. Les hôtes de la ville ne peuvent compter que sur deux hôtels : Malèka et Bafila qui ne répondent pas aux normes standards. D’où l’urgence de réhabilitation du patrimoine culturel de la préfecture de Forécariah.
Espérons que le département du tourisme, de l’hôtellerie et de l’artisanat mettra les moyens pour rendre les villes historiques de la Guinée fréquentable.