Gohou Michel à la jeunesse guinéenne : ’’Ne vous inscrivez pas dans la violence’’

article mise à jour : 5 juin 2013
Présent en Guinée pour l’évènement ‘’le Week-end de Fou Rire’’, l’humoriste Gouhou Michel, a profité d’une conférence de presse ce mercredi matin pour passer un message de paix à la jeunesse guinéenne. Se présentant en vrai panafricaniste, l’Artiste ivoirien à expliquer l’expérience amère du conflit ivoirien. Il a aussi lancé un appel à la jeunesse africaine pour construire l’Afrique de demain. Lisez….

’’Nous avons toujours un message de paix à lancer à l’endroit de la jeunesse. Abandonnons les provocations, abandonnons les violences, abandonnons les attaques, abandonnons les déchirures. L’Afrique à besoin de construction, l’Afrique a de plus besoin de symbiose, l’Afrique a besoin de rapprocher ses enfants. Dans la déchirure on ne peut rien faire.

Nous avons tout en Afrique. Le sous-sol africain est plus riche que partout ailleurs. Nous avons aussi le potentiel humain et intellectuel. Mais pourquoi alors, s’investir dans la violence. Vous allez voir qu’en occident, le sous-sol est pauvre, il n’y a rien. Pourquoi nos jeunes se battent pour arriver là-bas ? C’est parce que nos richesses ne sont pas exploitées et redistribuées à tous.

Je demande à la jeunesse, avec cette nouvelle technologie de beaucoup apprendre. La jeunesse a maintenant la tète ouverte.
L’Afrique de demain se repose sur cette jeunesse. On compte sur vous. Abandonnez toutes les fausses histoires. Afrique doit être unie et indivisible, personne ne doit venir construire l’Afrique pour nous. C’est nous qui allons le faire.’’

Le rôle des artistes

’’Et nous les artistes, nous sommes les porte-voix du peuple. C’est nous qui vivons parmi la masse faible. On connait les problèmes que le peuple soulève.

Donc, il faut que les tenants du pouvoir, les gouvernants, nous écoutent, qu’ils aient le courage de nous écouter. Parce que l’on touche du doigt les plaies. Et pour soigner une plaie, il faut la saigner. Mais il faut que les Gouvernants acceptent qu’on saigne ces plaies là, pour qu’on puisse vraiment trouver un remède. Les messages que nous lançons contribuent à la construction de notre Afrique, à la recherche de la Paix’’.

L’exemple Ivoirien...

’’Quand on a déjà fait la guerre, on ne peut pas la souhaiter, même à son pire ennemi. Nous avons vécu la guerre en Côte d’Ivoire. Mais, il fut un moment avant la guerre, on disait dans la rue, la guerre-là n’a qu’à venir. Si tu peux me tuer tu me tues, si je peux te tuer, je te tue. C’était facile à dire. Mais quand le pays est tombé en guerre, tous ceux qui parlaient de la guerre, ont tous disparu.

Aujourd’hui où je vous parle, en Côte d’Ivoire, quand tu sors le mot guerre de ta bouche, on te répond : mais qui a perlé de guerre. On ne veut plus entendre parler de ça. Quand ça commence, c’est très dangereux. On ne sait jamais où ça se limite’’.