Huit présumés pirates d’œuvres artistiques mis aux arrêts

article mise à jour : 19 juillet 2014
La brigade de la gendarmerie chargée de la lutte contre la piraterie a mis aux arrêts des individus soupçonnés de piratage d’œuvres artistiques des créateurs. Au nombre de huit, les présumés accusés ont été présentés jeudi à la presse dans les locaux de l’escadron mobile de la gendarmerie numéro 3 de Matam. Ils auraient reconnu, au cours de l’interrogatoire, les faits qui leur sont reprochés.

Alors que des créateurs d’œuvres artistiques peinent à vivre de leur art, des petits malins profitent pour s’enrichir sur le dos de ces derniers. Des pirates en Guinée, il en existe et c’est connu de tout le monde. Ce qui fait qu’il est rare dans notre pays de voir un artiste s’enrichir grâce à son métier.

Dans le cadre de la lutte contre les pirates, la gendarmerie nationale a mis le grappin sur huit individus qui pratiqueraient frauduleusement la multiplication des œuvres artistiques. Ils ont été arrêtés en possession de 50.000 CD. Une raison qui pourrait expliquer pourquoi les artistes restent toujours au point de départ, pendant que les pirates s’enrichissent sur leur dos.

Après ce coup de filet réussi, il ressort qu’un conflit de compétence persiste entre le Bureau Guinéen des droits d’auteurs et l’Office national du cinéma, de la vidéo et de la photographie (ONACIG). Le premier réclame la gestion des droits d’auteurs et estime que le second ne peut que visionner les œuvres mises à sa disposition pour s’assurer qu’elles n’offensent guère nos coutumes et traditions et n’a point le droit de délivrance des licences à des créateurs d’œuvres musicales et vidéographiques.

En attendant d’être présentés au parquet, les huit présumés malfrats séjournent à l’escadron mobile de la gendarmerie de Numéro 3 de Matam.