Mamady Koulibaly, écrivain : ’’l’informatique est ma vocation, la littérature, ma passion"

article mise à jour : 27 janvier 2014
Informaticien opérant dans une banque de la place, Mamady Koulibaly, est un passionné de l’écriture et s’y adonne à plein cœur. Energie, études, recherches…. il ne lésine surtout pas sur les moyens à sa portée. Un adepte inconditionnel du néo-classicisme du roman africain, a fait ses études à Pita et dans plusieurs villes de Guinée comme Fria, Sangarédi et Conakry auprès de ses parents fonctionnaires souvent mutés d’une localité à une autre pour des nécessités de services. « J’ai fait deux années d’électronique à l’Université de Conakry avant de m’orienter dans la filière informatique où j’ai obtenu ma licence en 1995. Depuis cette année je mène une double carrière d’informaticien et d’écrivain » rapporte ce surdoué. Mamady Koulibaly est auteur de six romans que sont : ‘’L’aventure de Sankolo’’, ‘’La cavale du marabout’’, ‘’Mystère Sankolo’’, ‘’Les lettres citadines’’, ‘’Lettre et rêverie d’un citoyen du monde’’ et ‘’ Les confessions d’un libertin’’. Il s’est prêté aux questions de la rédaction de Guinée-Culture.org. Entretien !
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Guinee-Culture.org : Votre vocation est technique, mais comment avez-vous pu vous retrouver dans la littérature ?

Mamady Koulibaly : Disons que la plume relève de la passion, alors que la vocation née d’une réflexion qui s’étant quelquefois sur plusieurs années. Autrement dit, l’informatique, c’est quelque chose que je pratique au quotidien et la littérature est ma passion. Pour cela je me donne évidemment tous les moyens qu’il faut pour réussir.

Vos orientations littéraires ?

Je suis auteur de six romans dont quatre de type purement classique comprenant un personnage central autour duquel tournent bien d’autres et deux autres du genre épistolaires. Sur les six, trois ont été édités chez l’Harmattan.

Parlons à présent de mystère Sankolo, une des œuvres ?

Mystère Sankolo est la troisième composante d’une trilogie qui a débuté par la publication de l’aventure de Sankolo sous le titre de ‘’Voyage au pays de la Teranga’’ paru en 2003. Ensuite ce fut le tour de ‘’La cavale de du marabout’’ d’être dans les rayons. Bref, ‘’Mystère Sankolo’’ est l’épilogue de ces deux premiers ouvrages dont il tire sa source. C’était juste pour répondre à quelques questions que de nombreux lecteurs ne cessaient de me poser.

‘’Sankolo’’ n’est apparemment pas un personnage ordinaire ?

Certes, oui ! Mais, il vit une vie qui est la nôtre. J’ai fait en sorte que notre société trouve son compte dans les comportements au quotidien. du héros.

A partir de ce moment vous devenez un romancier-policier ?

C’est vrai que le genre policier m’a beaucoup tenté en écrivant ces textes mais, il y a comme eu une sorte d’évolution du premier qui apparaissait, à l’image du deuxième, sur l’enquête jusqu’au troisième qui apparait comme un véritable roman policier. Je me suis préparé pour cela, à travers des lectures de nombreux romans policiers dont je me suis inspirés. Et puis, j’ai suivi des séries de Derrick, de l’inspecteur Colombo et bien d’autres

Comment se comportent vos romans sur le marché ?

La vente est certes timide dans les librairies guinéennes en général, mais nos livres ne se comportent pas mal. De temps en temps, nous rencontrons quelques lecteurs qui nous posent des questions et qui nous interpellent sur tels ou tels passages tout en faisant des confidences et des témoignages d’encouragement.

Pour la vulgarisation des vos ouvrages, vous arrive-t-il de donner des conférences dans les grandes écoles de la place ?

Pas trop souvent. Mais il nous arrive de passer dans les collège, lycées et autres écoles supérieures pour des prestations ponctuelles. Il vous arrive également de prendre part à des cercles de réflexions quand nous sommes invités pour parler de nos livres, de la littérature et de la culture tout court.

Quand même vous rencontrer de temps en temps des jeunes étudiants passionnés d’écriture ?

Bien sûr que oui. Ce sont des occasions que nous mettions toujours à profit pour les prodiguer des conseils sur l’impérieuse nécessité d’aimer la lecture pour un apprenant soucieux d’aller de l’avant. Car, pour prétendre écrire, il faut beaucoup lire. Quand on veut aller loin, il faut se donner les moyens appropriés. Pour pratiquer l’écriture donc, il avoir beaucoup lu.

Existe-t-il un organe de défense des intérêts des écrivains en Guinée ?

Il y a des structures nationales et supranationales qui existent pour cela. Ces structures font assez pour la défense des droits des hommes de culture en général et des écrivains en particulier. C’est très compliqué, mais on fait avec.

On peut dire que vous vivez de votre plume ?

La satisfaction pour le moment d’ordre moral. Le fait d’avoir pu publier quelques ouvrages est un défi qui n’a pas été facile à relever. C’est un véritable motif de satisfaction. Le reste viendra plus tard.

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