Interview de SiaTolno, la lauréate du prix RFI 2011« …c’est avec ce groupe de musiciens guinéens qu’on va tourner dans 24 pays africains »

article mise à jour : 31 janvier 2012
SiaTolno a bougé mercredi 25 Janvier pour Paris, c’est au CCFG, lors de ses dernières répétions qu’on l’a rencontrée, à travers une interview que l’artiste nous a accordée, elle nous parle de son voyage et de sa tournée africaine que la RFI lui offrir. Entretien

Nimba :Peut-on savoir le motif de votre voyage à Paris ?

Sia Tolno :D’abord c’est pour des répétitions avec mon groupe à Paris, on a un festival là-bas et après, je reviens à Conakry le 27 février prochain ;

Peut-on connaitre le nom de ce festival ?

Je ne suis pas tellement renseignée de ce festival, je suis plus concentrée sur le prix RFI en ce moment, mais arrivée là-bas j’aurais plus d’information.

Parlez-nous de cette tournée que la RFI vous a accordée ?

Comme vous le constatez, je repette en ce moment avec le groupe Guinéen et c’est avec ce groupe de musiciens guinéens qu’on va tourner dans 24 pays africains. On commencera par Cotonou, le 1er
mars prochain, pour finir à Kinshasa avant de revenir à Conakry ;

Cette tournée prendra combien de temps ?

Pratiquement deux (2) mois, du 1er mars au 30 Avril.

Ça sera votre 1re fois de faire une tournée avec un groupe guinéen qu’en dites vous ?

Je crois que c’est un groupe qui est très bien et il a su vraiment s’adapter à ma musique. Ces musiciens sont habitués maintenant à
mon genre musical, d’ailleurs dans l’album my life, il n’y a que des guinéens, je savais quand même que ce groupe allait facilement
s’adapter et j’ai l’impression qu’avec ce groupe, cette tournée promet beaucoup.

La remise du prix était prévue pour le mois de janvier, quelles sont les raisons de ce report ?

C’est juste à cause de la grève des journalistes de la RFI, comme ils ont repris, le rendez-vous est donc pris pour le 10 mars prochain et j’irai avec les musiciens guinéens à Libreville (Gabon).

C’est la RFI seule qui va gérer toute cette tournée ou c’est avec un autre label ?

C’est la RFI, en collaboration avec ma maison de disque (LUSAFRICA).
On ira au nombre de 8 personnes. Mes musiciens, moi-même et quelqu’un de myprod qui sera mon manager.

Comment se porte ton album My Life en matière de vente ?

Il se porte très bien en Europe, en Amérique aussi, parce qu’on fait beaucoup de bruit autour, tout récemment, New York Times et beaucoup d’autres journaux se sont intéressés à My Life.

Les bruits nous rapportent que tu as créé ta propre structure, peut-on en savoir les motifs ?

C’est toujours dans mon métier, c’est pour faciliter certaines choses pour moi même et faire en bénéficier la jeunesse guinéenne. Ma
maison s’appelle KINGS LAND, qui veut dire en anglais la terre des rois, elle n’a qu’un mois, j’envisage, à travers elle, de faire la distribution du cinéma, la vente des CD vierges, la vente des instruments musicaux, la location de sono, je veux aussi que les jeunes guinéens apprennent le
maquillage. Je cherche les bonnes volontés pour pouvoir réaliser ce rêve, en tant que chanteuse, je suis très occupée en ce moment, j’aimerais que ça soit vraiment différent, je crois que nous sommes sur le bon chemin, mais on a besoin des gens.

Il parait que tu as une tournée Européenne ?

Oui ça c’est avec ma maison de disque, là je commence en février, je dois tourner en Holland et en Suède.

Comment pouvez-vous gérer la structure et la tournée ?

C’est pourquoi je cherche les gens pour m’aider, je ne peux pas le faire toute seule, même si je suis là. Moi je ne veux pas être stable, j’écris mes chansons, je mets aussi mes oeuvres sur scène. C’est un grand
boulot, donc j’ai besoin de faire plusieurs choses en même temps. Je compte sur les vrais guinéens, les gens qui veulent promouvoir la
culture guinéenne, les gens qui peuvent m’apporter leur aide. Aider quelqu’un ne veut pas dire lui apporter de l’argent, moi je peux
faire gagner de l’argent à quelqu’un, mais il faut qu’il voie mon intérêt, son intérêt et l’intérêt de son pays.

Propos recueillis par
M. Samba Bah du journal le Nimba