Johanna Barry pulvérise la salle du Jazz club Torino Piazzale Valdo Fusi à Turin, Italie

article mise à jour : 15 mai 2012
Arrivée 13 mai dans la capitale Turinoise en compagnie des Miss - Guinée, pour soutenir la présence guinéenne, aux vingt cinquième éditions du salon International du Livre de Turin, c’est devant de nombreux africains et Italiens, (Plusieurs africains en l’occurrence des Sénégalais et certains camerounais sont venus de Milan, pour épauler leurs frères guinéens en nombre insuffisant ) que Johanna Barry, l’une des stars de la musique contemporaine guinéenne, s’est produite aujourd’hui dans la salle du jazz Club Torino Piazzale Valdo Fusi.

Un concert pas comme les autres puisqu’elle était accompagnée par des instrumentistes trouvés sur place que sont : Naby Camara, le joueur de Balafon à la mélopée suave, Samba M’Baye, le percussionniste sensationnel, Papus Dabo, le Koriste aux doigtés magiques, tous connus en Italie pour leurs virtuosités artistiques.

Le public a été conquis par le talent époustouflant de Johanna Barry, qui a chanté dans les langues vernaculaires du pays comme pour ouvrir un pan important sur la diversité culturelle de la Guinée, dans une ville en pleine effervescence culturelle et qui fait de l’interpénétration culturelle le socle de sa seconde renaissance économique, après celle de la grande industrie automobile.

Le concert proprement dit a commencé par la prestation des chanteurs africains : M. Yves, le camerounais, aux accents poétiques marqués, distillant dans un tempo singulier les germes d’une nostalgie couvée, Fatima Oumarou, la touarègue affichant fièrement ses origines maliennes ébranlées par les vicissitudes de l’histoire. Ils ont chanté cette Afrique plurielle dans un élan interculturel.

Et puis, à 21 heures, vint le tour de Johanna Barry, la star de la soirée, attendue par ce beau monde aux aguets. A travers un répertoire varié, empreint de chaleur, la chanteuse ne laisse point de répits à son auditoire qu’elle entraine de sitôt dans un élan féerique, transformant la salle chauffée à blanc en une piste de danse. « Epoustouflant ! Époustouflant ! Quel spectacle !!! » S’exclame une italienne au comble de la joie.

A Turin, pour un coup d’essai, c’est un coup de maître que vient de réussir l’association Nakiri. M. Adramet Barry, Président de ladite association et Piero Aceto, le Turinois qui porte la Guinée à bras le Corps, peuvent se frotter les mains pour ce début enchanteur d’une « belle amitié » qui commence entre l’Italie et la Guinée.