Journée du Maroc : la fête de l’indépendance du Royaume chérifien au Programme

Publié par : Amara Nabé •  article mise à jour : 20 novembre 2017
Journée du Maroc : la fête de l’indépendance du Royaume chérifien au Programme

C’est dans le cadre de Conakry Capitale Mondiale du Livre que la littérature du Royaume Chérifien a été à l’honneur le samedi 18 novembre 2017 à l’occasion de la célébration de leur fête d’Indépendance. Le rendez-vous a eu lieu dans la salle de conférences du Ministère des Affaires étrangères et des Guinéens des Étrangers.

C’était à 11 h 25 que le commissaire général Sansy Kaba Diakité a lancé le programme par la présentation de la délégation marocaine, l’ambassadeur marocain en Guinée et quelques écrivains guinéens, notamment Lamine Capi Kamara, premier ministre Cheick Ahmed Tidiane Souaré, Binta Ann, Tièmoko Touré et Aly Gilbert Ifono.
La délégation marocaine était composée de Madame Sanah et deux écrivains, le romancier Rachid Khaless et le poète Mohamed Loakira. En effet, le Maroc regorge deux groupes littéraires : arabe et français selon Madame Sanah. Cette délégation représente la littérature marocaine de la langue française et non pas la littérature marocaine de langue arabe.

Cependant, la littérature marocaine de langue française fait l’objet de critiques dans ses écrits en langue coloniale et étrangère. La littérature marocaine d’expression française est animée par le souci de découverte d’autres cultures. Cette jeune littérature a plus de 50 ans.

La littérature marocaine d’expression française a une typologie de cinq étapes :

Étape 1 : de 1949 à 1959. C’est en 1949 que le premier écrivain marocain Ahmed Sefrioui de la langue française pionna cette jeune littérature. Un personnage de cette étape est Driss Shribi, qui est un enfant révolté de l’éducation française souffrant d’une crise culturelle.

Étape 2 : de 1960 à 1975 qui marque la révolution contre la colonisation et la domination occidentale. C’est une étape anticoloniale d’aliénation et d’exigence.

Étape 3 : de 1975 à 1990. Cette période a témoigné des œuvres en autobiographie et autofiction.

Étape 4 : de 1990 à 2000. Cette étape est marquée d’entrée des Marocains de diaspora (les immigrés et leurs descendants), notamment en France et au Canada.

Étape 5 : 21ème siècle : du 11 septembre 2001 (9/11) à nos jours. Cette étape marque l’émergence des œuvres arabo–phobie et islamophobie. Et la littérature incarcérale aussi suite à la mort du Roi Hassane II, marquée par la libération des prisonniers politiques par Sa Majesté Roi Mohamed VI. Certains des survivants ont écrit leur mémoire des faits.

La cérémonie a pris fin, environ 13 h, par la décoration des trois membres de la délégation marocaine comme ambassadeurs de CCML par le Commissaire Général.

Amara NABE, Mr
amaranabey@gmail.com