Kani Dambakaté, une diva de la musique...

article mise à jour : 17 septembre 2014
Fille d’El hadj Moussa, diamantaire et de Hadja Sona Dambakaté, Kani Dambakaté est issue d’une famille griotte conservatrice de la tradition tant de fois séculaire de la communauté diakhanké dont elle est issue. Née loin de la Guinée, au Zaïre, actuel R D Congo, c’est seulement à l’âge de 3 ans qu’elle foulera pour la première fois le sol de ses ancêtres. Suivant un destin préalablement tracé, Kani a commencé la musique dès son enfance dans le théâtre scolaire de l’école primaire ‘’Moustapha’’.

Parallèlement, la jeune artiste fréquentera certaines formations musicales notamment Kaloum Star de maître Barry et Atlantique Mélodie, au sein desquelles elle va acquérir une certaine expérience. A cause de sa voix exceptionnellement suave et sublime elle est régulièrement sollicitée par des virtuoses comme choriste. Parmi eux Sékouba Bambino et Mory Djély Deen Kouya, deux icones de la musique guinéenne, qu’elle suivra un peu partout à travers la sous-région pour des tournées artistiques. Elle les accompagnera dans des spectacles notamment au Burkina Faso, en Guinée Bissau, au Mali et à Dakar.

C’est en 2005 qu’elle mettra ‘’Kalé’’ sur le marché, son tout premier opus, pour une carrière solo, composé de 8 titres qui fera tabac dans la cité avant de se hisser au N°1 du hit parade nationale. Ce premier album de Kani, lui vaudra des tournées partout en Guinée, dans la sous-région, en Afrique et en Europe.

C’était donc dans l’ordre naturel des choses que Kani Dambakaté se rendra plus tard en France en 2006 pour l’enregistrement de son deuxième album « I KOLOMA », lisez ‘’l’homme n’est jamais détruit que par celui le connait le mieux’’. Cet album qui sortira en 2008, fut une véritable consécration.

Au-delà de sa qualité de grande chanteuse, Kani Dambakaté est une bonne joueuse de Balafon, un instrument mythique de la tradition mandingue. Il faut rappeler que sa musique prend ses sources dans les rythmes traditionnels de sa Guinée natale avec un bon dosage de modernité. D’une voix perçante, elle chante entre autres thèmes : la société, l’actualité, la paix, la liberté, la femme... En plus, elle a la capacité de surfer sur plusieurs rythmes et avec aisance. Sa musique est chantée en langue nationale (Sosso, Maninka et Diakanké).