L’Alliance Femme Medias (AFM) lance la troisième Edition du prix ‘’Hadiatou Sow’’

article mise à jour : 3 juillet 2013
L’Alliance Femme Medias (AFM), par sa présidente Monique Curtis, a annoncé ce mardi (2 juillet) au cours d’une conférence à la maison de presse de Coleah, l’ouverture de la troisième Edition du prix Hadiatou Sow qui récompense les meilleures femmes et filles journalistes.

Devant un parterre de journalistes et de responsables d’association de presse, la Présidente de l’association, a expliqué que ce prix permet de mettre des femmes journalistes en lumière. Montrer les efforts qu’elles fournissent dans les différentes rédactions. « Le Prix Hadiatou Sow permet de faire découvrir à la lumière du jour, les femmes de médias. Des femmes qui, dans leurs salles de rédactions, des leurs studios, dans leurs bureaux nous parlent de notre vie au quotidien et de nos souffrances. Porter à la lumière du jour des femmes dont nous devons reconnaitre les valeurs. Des femmes que nous devons soutenir afin qu’elles puissent s’exprimer juste comme journalistes. Des femmes à qui des rubriques seront confiées n’ont pas parce qu’elles sont femmes, mais parce qu’elles sont journalistes », a-t-elle déclaré.

Pour cette année, trois thèmes ont été retenus par les organisatrices. La question des Droits de l’homme, la santé maternelle et infantile et enfin la l’excellence féminine à travers sa participation au traitement des questions politiques. Pour cette dernière, elle exprimera ceci : « Voilà trois ans que l’actualité de notre pays est fortement marquée par des enjeux électoraux qui mettent au premier plan, la classe politique guinéenne. La participation des femmes aux élections législatives. Combien de partis politiques respectent-ils les 30% de cotas que la loi accorde à nos sœurs qui s’engagent en politique ? », s’est-elle interrogé.

Quant à Fodé Tass Sylla, Directeur de la Télévision Koloma, cette initiative doit mériter toute la reconnaissance et le soutien des autorités. « Que des structures donc, se chargent de scruter chaque année celles qui sont sous l’anonymat, sous la pluie et le soleil, dans la poussière, généralement à pieds ou à bord des taxis brousses rapportent ce que la société vie, celles qui se sacrifient, méritent notre remerciement et nos félicitations ».

Germaine Mangué, chef de Cabinet du Ministère de la communication, qui a officiellement présidé la cérémonie, a commencé par louer l’effort des femmes journalistes dans ce métier. « Il n’y pas longtemps le journalisme était un monopole jalousement gardé par des hommes. La présence d’une femme dans ce métier était si remarquable que la journaliste était considérée comme plus qu’une femme. Avec la reconnaissance de ses droits, les femmes ont fini par s’approprier la filière journalisme au point qu’aujourd’hui, on constate leurs présences dans tous les secteurs ».

Toutefois, avant d’annoncer l’ouverture des travaux de cette troisième Edition, Mme Mangué n’a pas tari d’éloges à l’endroit de feu Hadiatou Sow. « Il est donc tout naturel que le prestigieux prix, objet de notre rencontre, porte le nom de celle qui a maitrisé tous les domaines du journalisme à la télévision nationale, au point de se voir nommer première Rédactrice-en-chef du journal télévisé ».