L’auteur de "Safrin" nous livre son point de vue sur les 72 heures du livre.

article mise à jour : 6 février 2012
Les "72 heures du livre" arrivent à pas de géants et tout au long des mois à venir, Guinée Culture vous offre les sentiments, les points de vue et messages des différents ministres de l’actuel gouvernement mais aussi les hommes de culture, les élèves et étudiants sans oublier les auteurs au tour de cet évènement. Pour cette première, nous vous offrons les sentiments de Monsieur Lamine Kamara, ancien professeur d’université, Ancien ministre de la fonction publique et des Affaires Etrangères et ex-fonctionnaire de l’UNESCO.

Guinée culture : Que représente le livre pour monsieur Kamara ?

Mr Kamara : Je crois que le livre, c’est le savoir écrit. Il y a beaucoup de choses qu’on peut raconter oralement mais une fois qu’on passe de l’oralité à l’écriture en ce moment on est déjà au livre. C’est une forme de codification et le livre contient beaucoup plus de recherche que le savoir exprimé de manière orale donc le livre c’est d’abord le savoir écrit. Ensuite, le livre est un message. Chaque écrivain qui écrit un livre a envi de transmettre un message. Ce message peut être différent selon l’auteur et l’objectif recherché.

Mr Kamara que représente la place du livre dans l’éducation ?

Je crois que la place du livre dans l’éducation est une place importante sinon irremplaçable. Les élèves à partir déjà de l’école maternelle,tous les petits enfants apprennet déjà dans les tous petits livres où on extrait quelques lettres, quelques dessins, l’enfant commence déjà à se familiariser avec ce qui est porté sur papier ou sur un support. Ensuite une fois qu’on est au niveau de l’école primaire, les livres sont là, ce sont des manuels de maître pour les enseignants et des manuels pour les élèves. On va ainsi jusquà l’enseignement supérieur. Mais une fois qu’on a atteint le niveau du collège, il y a des livres qu’on peut lire de manière in dépendante, ça peut être des romans, des essais qu’on lit non seulement pour accroître ses connaissances en tant que telle mais aussi sa culture. Parce que celui qui lit beaucoup a un fond de culture qui fait que quand il parle ou agit ou même refléchit, ce qu’il produit est bien lus riche que celui qui ne lit pas. Quand vous prenez un livre, vous en tirez ce que vous voulez, en ce moment là vous vous enrichissez et ceux qui vous lisent ou vous écoute, s’enrichissent avec vous.

Qu’est ce que vous-pensez des 72 heures du livre en Guinée ?

Je pense que ces 72 heures du livre, est quelque chose extraordinaire. Il faut cela en Guinée. Notre pays est l’un des rares pays où on a cessé de lire ou on ne lit pas. Les 72 heures du livre, depuis la preière édition jusqu’à aujourdhui, ça fait 4 ans (donc ça fait déjà beaucoup), permet non seulement à ceux qui s’intéressent à la lecture, que ça soit les professionnels du livre c’est à dire les éditeurs,les bibliothécaires mais aussi les écrivains, mais également le grand public connait l’importance du livre grâce à cet évènement. Et ça fait en sorte qu’ils viennent vers le livre et le nombre de lecteurs augmente, qui ne sont pas seulement des étudiants mais aussi des fonctionnaires. La plupart du temps, dans notre pays, vous trouvez des gens qui ont fait de belles études comme ceux de l’extérieur mais une fois affecté dans un service, que ce service soit technique ou plus généraliste, ils ne lisent pas beaucoup pour apprendre, au bout de quelques années on s’encroute un peu et en ce moment on perd l’essentiel de ce qui doit permettre de progresser. Donc, les 72 heures du livre nous permette de corriger cela et de faire en sorte que chacun puisse s’intéresser au livre et améliorer ses connaissanses.

Un message à present pour nos chers lecteurs ?

Mon message est que publiquement qu’on s’ntéresse grandement aux 72 heures du livre mais que ce que ça ne soit pas seulement les 72 heures du livre, une fois passé qu’on considère que c’est un évènement qui a eu lieu et on range les livres où ils étaient. Mais que ça provoque une sorte d’électrochoc dans le publicet que les gens aient vers le livre et quelque soit le livre. C’est un message transmis comme je l’ai dit et pour le découvrir il faut aller là où il se trouve, ça peut être au niveau des libraires et des bibliothèques. Je pense que les 72 heures ne doivent pas être un évènement passager mais ça doit avoir un impact dans le milieu scolaire, dans les milieux intellectuels surtout au niveau des fonctionnaires.

Je vous remercie.