La Fête de Ramadan s’annonce belle

article mise à jour : 9 août 2011
L’Aïd al-Fitr en arabe est la fête musulmane marquant la rupture du jeûne du mois de ramadan. Cette année, elle est célébrée le 31 Août et a plusieurs appellations selon les régions du monde. En Afrique de l’Ouest, au Sénégal ou en Guinée par exemple, cette fête est nommée la korité. Que représente cette fête et quels sont les rituels à accomplir ? Lisez plutôt

C’est un jour spéciale pour ces fidèles musulmans qui ont respecté ce mois pénitencier avec foi. Pour ce qui est des rites à respecter si ils peuvent être appeler ainsi.
Le fidèle s’acquitte de l’aumône de la rupture du jeûne ou Zakat al-Fitr. La prière (salat al aïd) a lieu en début de matinée et est effectuée soit dans une mosquée, soit dans un mossalla permettant de rassembler plus de fidèles.

La tradition musulmane ou sunna veut que le musulman prenne son petit déjeuner, préférablement composé de dattes, avant de se rendre à la prière.

Après la prière et selon les pays, les fidèles, mais aussi les non croyants et les enfants visitent leurs proches et amis afin de leur présenter leurs vœux de l’Aïd.

Cette zakât particulière obligatoire que l’on verse avant la fin du mois de ramadan, c’est la zakât al-Fitr (aumône de la rupture du jeûne). Elle est équivalente à un saa (quatre portions remplissant totalement les deux mains) d’une denrée alimentaire consommée couramment dans le pays où l’on vit. Étant destinée aux plus démunis, elle a pour but de purifier le jeûneur de ses péchés commis pendant le mois de ramadan. Sa quantité est évaluée à un « Saa’ », mesuré par quatre fois la contenance des deux mains (environ 2,10 livres) de la nourriture la plus généralement en usage dans la région, telle que blé, orge, dattes, riz, raisin sec, fromage, etc.

Buts visés par ce geste :

  • Purifier le croyant de son éventuelle attirance malsaine pour les biens, limiter l’avarice et la convoitise. De même, cela favorise l’investissement des biens, car les investissements sont exemptés d’impôts.
  • Permettre aux plus pauvres de subvenir à leurs besoins, ce qui était un droit dans le cadre de la responsabilité collective prônée par l’islam.
  • Rallier le cœur des hommes à Dieu.
  • Permettre la création de bâtiments publics utiles : écoles, hôpitaux...

C’est un jour très animé en Guinée principalement de ce qui est de la ville de Conakry, l’on remarque des centaines de personnes bien vêtis qui s’acquittent de leur devoir de musulman.