La Guinée a 53 ans d’existence

article mise à jour : 30 septembre 2011

Agenda

2 oct

Fête d’indépendance de la Guinée

Ce jour est une fête nationale sur tout le territoire guinéen marqué par des défilés et du dépôt de la gerbe de fleurs sur la place des martyrs. Plusieurs autres activités sont programmés pour marqué ce jour historique.

Dimanche 2 octobre 2011

Le 02 Octobre 1958" les rivières du sud"comme on l’appelait jadis eut une hymne, une souveraineté et un drapeau. Tous symbole de l’indépendance, une indépendance tirée des mains de la métropole qu’est la France. Première colonie à l’époque à prendre sa liberté et à cette occasion le chant de nous préférons la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage prononcé à l’encontre des ces blancs. Revivez les instants forts de cette indépendance.

Dans moins de 48 heures, la Guinée célèbrera son 53 ème anniversaire de liberté. Liberté arraché à la France, la métropole d’alors, par un NON massif prononcé le 28 Septembre 1958 lors du Référendum.

Ainsi Le 02 Octobre 1958, la Guinée est indépendante. Libre de choisir son hymne, sa monnaie, son drapeau et sa devise. C’est ainsi qu’à 10h 30, Saifoulaye Diallo, président de l’Assemblée territoriale après l’aval du camarade Sékou Touré, lit le texte de la déclaration d’indépendance. Donc l’indépendance est formellement proclamée par la transformation de l’assemblée territoriale en Assemblée Nationale Constituante comprenant 60 conseillers territoriaux devenus députés et une commission de 15 membres chargée de rédiger un projet de constitution.

Ambitieux d’être considéré comme État à part entière, l’assemblée nationale donne également son adhésion de principe à la charte des Nations Unis et invite le gouvernement à prendre toutes les dispositions pour accréditer la nouvelle République de Guinée auprès des autres États et des organismes internationaux.

Sékou Touré dans son discours fait savoir que la Guinée était prête de choisir de par son organisation interne, l’indépendance à l’heure où l’option lui est offerte de transformer se liens de dépendance en liens d’amitié. Toutefois le numéro un de la nouvelle République tient à préciser que ce choix n’a pas été fait contre la France envers laquelle "aucun sentiment de haine ou de Xénophobie ne nous amine", et à laquelle, bien au contraire , la Guinée "tend loyalement la main".

Ces paroles prouvent à suffisance la volonté de la première colonie indépendante de l’Afrique Occidentale Française (AOF) à prendre ces responsabilités.

Il ne se laisse pas aller à aucun triomphalisme, son air est plutôt sombre, comme s’il pressentait les difficultés à venir malgré la célèbre phrase prononcée par le Général DeGaulle lors de sa visite les 25 et 26 août
"Je dis ici plus haut encore qu’ailleurs que l’indépendance est à la disposition de la Guinée. Elle peut la prendre ; elle peut la prendre le 28 septembre en disant " Non " à la proposition qui lui a été faite et, dans ce cas je garantis que la métropole n’y fera pas obstacle. Elle en tirera, bien sûr les conséquences, mais d’obstacles elle n’en fera pas et votre territoire pourra, comme il le voudra, suivre la route qu’il voudra. "

La guinée est considéré comme révolutionnaire aux yeux des autres états du RDA, ils se sentent trahis par leur frère.

Petit à petit, la Guinée progresse, le chef du parti majoritaire en présentant entant que président de la République le premier cabinet le 04 Octobre.
le 13 Octobre, Sékou nomme trois ambassadeurs extraordinaires sans affectation, qui doivent se rendre du 18 Octobre au 1er Novembre, dans ceux des pays occidentaux et territoires africains que l’on sent hésitants quant au sort qu’il convient de réserver au nouvel État.

La jeune République de Guinée a choisi son drapeau, aux couleurs de l’Afrique : rouge, jaune et vert. Elle prend comme devise :"Travail-Justice Solidarité". Elle adopte son hymne national, Liberté ("Horoya"), une adaptation réalisée par Keita Fodéba et Jean Celiier d’après l’air traditionnel "Alfa Yaya", dont le texte en langue nationale ne sera établi que plus tard.

le 10 Novembre l’assemblée adopte la constitution , le régime est présidentiel. le 15 janvier 1959, sékou Touré devient officiellement président de la République, élu à ce poste par l’Assemblée nationale. Ses mandats sont de sept ans et il est constamment réélu à ce poste.

A partir de l’indépendance, la biographie de Sékou Touré se confond à l’histoire de son pays de telle manière qu’il devient pratiquement impossible de les dissocier ; jusqu’à sa mort en 1984, la personnalité de Sékou Touré et ses initiatives semblent modeler toute la vie de la Guinée, que l’on appelle d’ailleurs souvent "la Guinée-Sékou-Touré"