Indira Barry, Miss Guinée France 2013 : « La Guinée est multiple et c’est cette différence qui fait sa force »

article mise à jour : 11 juin 2013
Son nom Indira n’est pas fortuit. Par admiration pour l’ancienne Premier ministre de l’Inde, Indira Gandhi (1917-1984), sa maman lui fait porter dès sa naissance le nom de cette célèbre femme politique indienne. A 23 ans et étudiante en Master 2 en Sciences politiques et relations internationales, elle a été élue le 1er novembre dernier, Miss Guinée France, un concours de beauté organisé par l’AGJF (l’Association des jeunes guinéens de France). Présente en Guinée dans le cadre de l’exécution de son projet humanitaire de son mandat, un projet de la lutte contre drépanocytose, une maladie dont elle-même est victime. Mlle Indira a accepté de répondre aux questions de la rédaction de Guinée-culture. Lisez…

Guinée-culture : Peut-on savoir les raisons de votre présence en Guinée ?

Indira Barry : La raison de ma présence en Guinée est de porter un message de lutte contre la drépanocytose. C’est un projet humanitaire que je défends cette année à l’occasion de mon mandat de Miss Guinée France 2013. Je m’engage auprès de l’association SOS Drépano Guinée, fondée par le Docteur Mamady Dramé pour mener une campagne de sensibilisation notamment à l’occasion de la journée mondiale de la drépanocytose, le 19 juin prochain. Nous organisons une journée porte ouverte au centre de santé de Docteur Dramé à Petit Simbaya. Tous les malades sont invités à s’y rendre. Ensuite, nous organisons un Gala de charité dans le but de financer cette journée porte ouverte, le 14 juin prochain.

Un projet de lutte contre la drépanocytose est noble. Dites-nous quelles sont vos sources de financement ?

Certes l’action est très grande, mais déjà ça c’est un premier moyen de répondre à ce problème. J’agis avec des personnes de bonne volonté du monde, nous ne pouvons pas agir seul. Nous avons besoin de fédérer des forces. Que ce soit l’Etat, la presse et toute autre personne de bonne volonté. Parce que c’est ensemble que nous réussirons à combattre cette maladie.

Quelles sont vos relations avec le Comité Miss Guinée (Comigui) ?

Nous n’avons pas de relations particulières. toutefois, j’ai eu l’occasion de rencontrer la Miss Guinée, Koulako Kaba dès ma venue en Guinée. Elle est très gentiment venue m’accueillir à l’aéroport, ce qui m’a beaucoup touché. Je suis à Conakry, je n’ai pas pu rencontrer les organisateurs de Miss Guinée.

Est-ce la première fois que vous foulez le sol Guinéen ?

Je suis née en Guinée à Siguiri. Je suis partie en France quand j’étais bébé. Je suis revenue une première fois en Guinée en 2002. Et là, c’est la deuxième fois que je reviens. Je ne connais pas assez la Guinée, mais je suis très heureuse d’être ici. Comme on le dit, on se sent toujours bien chez soi.

Quand vous êtes de l’extérieur, pensez-vous à la Guinée ?

Oh oui ! Quand je suis de l’extérieur, je pense beaucoup à mon pays. J’aime profondément la Guinée. Mon souhait premier, c’est de voir la Guinée se développer économiquement, socialement, démocratiquement et dans tous les domaines. J’ai envie de voir la Guinée s’élever au plus haut niveau.

Des projets après votre mandat de Miss Guinée France ?

Dans le cadre de mes études, je suis en Master 2 Sciences politiques et Relations internationales. Avec mon diplôme en poche, j’aimerais travailler à l’ONU. Et pourquoi ne pas être représentante de la Guinée aux Nations Unies.

Un message à la jeunesse guinéenne ?

Je leur dirai tout simplement de s’investir, de mener des actions pour le développement économique de notre cher pays. Tant qu’ils ont des projets, tant qu’ils ont des rêves, il faut essayer de les réaliser.

J’adresserai un message de paix à la jeunesse guinéenne. Le Plus important c’est un Etat qui est en paix. La Guinée est multiple et c’est cette différence qui fait sa force.