« La Guinée n’a nulle part une statue d’Aboubacar Demba Camara, le Dragon….. », déplore Jeannot Williams

article mise à jour : 17 mai 2013
La question de la mémoire de nos valeureux artistes occupe à plus d’un titre les promoteurs culturels de la Guinée. Dans un entretien qu’il a récemment accordé à notre quotidien guinée-culture, le Directeur national des arts, a exprimé son désarroi de ne pas voir les statues des grandes valeurs culturelles de notre pays dans la ville de Conakry.

« On devrait avoir dans la ville de Conakry, les statues des hommes de culture qui ont marqué la Guinée. Leurs statues devraient être des repères dans la ville. C’est le cas notamment d’Aboubacar Demba Camara, de Sory Kandia Kouyaté, de Camara Laye , de Bakary Sissoko, et tant d’autres,…  », a-t-il affirmé.

Pour l’homme de culture, la Guinée manque de repères par la négligence de la mémoire de ses grands hommes du passé. Toutefois, Jeannot compte faire une statue de Demba, le Dragon de la chanson africaine, pour le présenter au Djembé d’ Or prochain, certainement au mois de Novembre 2013. Une initiative qui, pour le Directeur national des arts, a du mal à être soutenu par le gouvernement. Cela dit, un mécène de la place serait prêt à financer ce projet. Attendons de voir.

Autre déception qu’a évoqué l’ancien sociétaire des Camayenne Sofas , c’est l’absence des photos des icônes de la musique guinéenne dans les grands hôtels, les grands restaurants et des bars. « L’ambassadeur de l’Afrique du Sud en Guinée, nous a fait remarquer quelque chose une fois. Elle a dit que lorsque que l’on rentre dans des bars, restaurants et Hôtels en Guinée, on ne voit quasiment pas les photos des grands artistes que le pays a connu. Et qu’on n’y trouve souvent que des photos des artistes étrangers  », a-t-il regretté.

Ainsi, cela relance de question de la place de la culture dans notre pays. La Guinée, malgré son grand héritage culturel, avec tout ce qu’elle a produit ou apporté au monde, la nouvelle génération en sait peu de celui-ci. C’est en cela que s’inquiètent les gardiens de la culture.