La calébasse, un récipient par excellence au sein de nos sociétés traditionnelles

article mise à jour : 18 septembre 2014
La calebasse, fruit du calebassier, en forme de courge et non comestible pousse dans les zones arides et sèche sur pied. A la cueillette, les plus belles calebasses sont choisies (les plus rondes et les plus lisses). Il en existe de toutes les tailles et de toutes les formes. Selon l’usage que l’on souhaite en faire, elles sont coupées, vidées de leurs graines nettoyées et séchées.
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C’est un récipient par excellence. Elle a une utilité importante dans la société traditionnelle et les vertus qu’on lui attribue en sont multiples.
Cultivée dans plusieurs pays, c’est une espèce originaire des régions tropicales et fait partir de la vie quotidienne dans nos sociétés.

Elle sert à la fois d’objet pratique et utile dans la maison mais aussi d’objet d’Art comme le Djembe, le Balafon, la Cora, le Tambour, etc.… et spirituel dans la culture traditionnelle.

Totalement imperméable, elle sert pour transporter l’eau, le lait, pour conserver le mil, le riz… Elle sert aussi de louche pour manger surtout pendant le mois de carême ou encore d’objet décoratif. Tout dépend de sa taille et de sa forme.

Entant qu’objet d’utilisation courante, les femmes sont très attachées à leurs calebasses. Lorsqu’elles se cassent ou se fêlent, il n’est pas question de les jeter ! Elles sont d’abord recousues… Et recoudre une calebasse est tout un art ! Il faut d’abord colmater la fêlure, ensuite il faut percer de petits trous de part et d’autre de la fêlure dans lesquels on passe la corde ou le morceau de paille qui servira de fil à coudre. Ainsi recousue, une calebasse peut doubler sa durée de vie.

Dans nos mariages traditionnels, la calebasse est également utilisée, car c’est un objet investi d’un pouvoir considérable. Elle symbolise également l’image de la femme c’est-à-dire son ventre et elle y est inscrite comme signe relatif à la procréation.

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