La culture comme catalyseur de la transformation socio-économique et politique de l’Afrique

article mise à jour : 1er novembre 2012
La quatrième Conférence des ministres de la culture (CAMC4) de l’Union africaine (UA) s’est tenu à Kinshasa du 29 au 30 octobre. Différents experts de la culture se sont penchés sur le programme de la mise en œuvre de la Campagne sur la renaissance culturelle africaine et sur l’état de la ratification de la Charte africaine de la renaissance culturelle.

Pour le Directeur des Affaires sociales de l’Union Africaine (UA), M. Olawale Maiyegun, la ratification et la mise en œuvre de la Charte dopera la valeur et la préservation de nos traditions et cultures positives et renforcera l’amour propre des africains.

A ce jour, la Charte n’a été ratifiée que par trois des cinquante-quatre Etats-membres de l’UA. Il s’agit notamment du Mali, du Nigéria et du Sénégal. Contrairement aux autres instruments de l’UA qui nécessitent quinze ratifications pour entrer en vigueur, l’article 35 de la Charte stipule qu’elle entrera en vigueur avec les ratifications de deux-tiers des Etats-membres. La révision de cet article figurait parmi les moments importants de la Conférence.

Il est à signaler qu’en 2013, l’Union célébrera le 50ème anniversaire de la création de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) sous le thème du panafricanisme et de la renaissance africaine. Les experts ont donc été appelés au cours de cette conférence, à contribuer au succès de ce jubilée d’or avec leur expertise et leurs idées afin que la culture soit un catalyseur de la transformation socio-économique et politique en Afrique. A cette occasion, le département des Affaires sociales de l’UA a annoncé la mise en place imminente d’un espace culturel africain au sein du nouveau Centre de conférence de l’Union africaine.

Ciré BALDE