La culture guinéenne à la conquête de l’Italie piémontaine.

article mise à jour : 18 mai 2013
La Guinée culturelle est depuis hier jeudi à l’assaut de l’Italie en installant ses quartiers au Salon du livre de Turin. Nous sommes le jeudi 16 mai, il est 11 heures 30 minutes, le 26ème salon international du livre, le plus grand d’Europe après celui de Francfort, peut officiellement s’ouvrir à Lingotto Fiere, dans les anciennes usines de montage de Fiat automobiles.

Le ministre de la culture et patrimoine historique Ahmed Tidjani Cissé, les auteurs Thierno Monenembo, Cheick Oumar Kanté, le consul honoraire de Guinée à Turin Piero Aceto ne se sont pas fait conter l’événement en animant le magnifique stand guinéen, arboré par un imposant nimba et une mosaïque bogolan.

Fignolée par l’association guinéenne de Turin Nakiri sous la houlette de Hadramet Barry et grâce au dévouement et sacrifice de nombreux volontaires italiens et guinéens dont Sansy Kaba de l’Harmattan, cette rencontre de la culture a connu son point d’orgue de la journée par le passage dans le stand guinéen du ministre de la culture de la culture et du tourisme italien Massimo Bray. (Voici la vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=EN3DTnBwyvk&feature=youtu.be)

Sur le premier étal tenu par Andrea Benedeto, Yves Haba, Enrica, tous des volontaires, trônent les versions italiennes de « Dramouss « de Camara Laye, « Sundiata » de Djibril Tamsir Niane ou « les écailles du ciel » de Thierno Monembo.

Sur le deuxième étal tenu par Kaba Adama, Erica, on trouve pêle-mêle des perles du Foutah, des bijoux Baga, des sacs en tissus africains et des livres en jaquettes de tissu traditionnel.

Le stand exotique guinéen, très achalandé, a suscité beaucoup de curiosités. En marge des visites du stand, les auteurs Thierno Monenembo, Cheick Oumar Kanté et le sénégalais Pap Khouma ont animé dans l’après-midi une conférence sur la problématique de la culture orale et de la culture écrite en Afrique occidentale….

A la faveur de la crise économique et de son corollaire de délocalisation, la ville de Turin est en train de remplacer son industrie automobile par une industrie culturelle. A la Guinée, unique pays africain présent à ce salon du livre, de s’en inspirer pour mettre son industrie culturelle à la place de… rien.

Amadou Tham Camara, envoyé spécial à Turin pour Guinéenews