La journée de l’Italie : le livre comme un facteur de rapprochement des peuples

Publié par : Amara Nabé •  article mise à jour : 8 janvier 2018
La journée de l’Italie : le livre comme un facteur de rapprochement des peuples

La journée d’Italie était à l’honneur le vendredi 5 janvier 2018 dans la salle de conférence du Ministère des Affaires étrangères et de Guinéens de l’Étranger. Le programme a débuté à 17 H et il a pris fin à 19 H. La rencontre était une occasion de célébrer la littérature italienne dans le cadre de Conakry Capitale Mondiale du Livre et une prise de contact entre les écrivains guinéens et italiens. Cette rencontre est une sorte de promotion de la littérature italienne en Guinée et vice versa. Cette célébration montre que le livre est un facteur de rapprochement entre les deux peuples selon les synthèses des présentations de M. Adramé Barry et l’Ambassadeur de l’Italie en Guinée. Depuis huit cents ans (le treizième siècle), l’écriture a commencé dans la langue italienne, qui est une langue d’origine latine, martèle l’ambassadeur.

C’était en présence des plusieurs cadres guinéens, l’Association des Écrivains de Guinée, une forte délégation italienne d’une quarantaine d’éléments – y compris des écrivains et étudiants – et des ambassadeurs de certaines missions diplomatiques accréditées en Guinée.

L’initiative est de parvenir à contribuer à la vision de faire Conakry “la capitale africaine du livre” en général et particulièrement faire la promotion d’un secteur du livre efficace et efficient en Guinée qui garantit aux Guinéens des bénéfices intellectuels, économiques et sociaux durables.

L’initiateur de cette rencontre M. Adramé Barry a noté que la Guinée était connue en Italie, mais qu’à un moment donné il y a eu une rupture. Cela a commencé à changer par la nomination de Conakry comme capitale mondiale du livre et la participation de la Guinée dans les salons du livre de Turin en Italie dont elle a été une fois le pays invité d’honneur. Sur la même lancée M. Adramé Barry a informé l’audience que l’Épopée mandingue du Pr Djibril Tamsir Niane était la première œuvre guinéenne traduite en Italien suivie des Écailles du Ciel du célèbre écrivain guinéen Tierno Monenembo. Selon l’intervenant l’artiste guinéen Mamady Fallo Keita fait la fierté de la Guinée en Italie particulièrement et en Europe en général. Cet artiste est un produit d’une université italienne et il est respecté par des Italiens à travers de la qualité de ses prestations.

L’intervention de M. Adramé Barry était suivie d’une présentation des poésies par des étudiants italiens. La culture, la langue, la musique et l’art étaient les mots clés de leurs poésies contre la séparation, ségrégation, inégalité et injustice. Tous ces problèmes mentionnés peuvent être combattus à travers la lecture et l’écriture pour la garantie de la liberté et la démocratie.

La prestation des poètes était suivie des interventions des trois écrivains italiens. En effet, Francesca, membre de la délégation italienne, a fait une brève présentation sur la littérature italienne liée à sa colonisation et occupation en Afrique de l’Est, notamment l’Éthiopie et la Somalie. En outre, M. Pap, qui est un autre membre de la délégation italienne et d’origine sénégalaise a pris la parole pour présenter le terme “italophone”. Il a parlé de son apprentissage de la langue italienne en 1984. Il a présenté son livre écrit en italien “Nous Italiens noirs”. La troisième présentatrice était Christina Fara, qui est une écrivaine italienne de père somalien. Ses ouvrages incluent “Petite mère” et “Commandant du fleuve” sur les contes traditionnels somaliens.

Le photographe Lucas était un autre membre de la délégation italienne qui a fait une présentation de son métier et l’immigration de la photographie d’analogie au numérique. Selon lui, la photographie est considérée comme la culture et l’art en même temps.

La rencontre était clôturée par un théâtre musical présenté par les jeunes Guinéens et Italiens sous le balafon et la guitare. La célèbre chanson “Conakry” de Feu Sory Kandia Kouyaté a été jouée par l’équipe du théâtre. Cette belle musique était suivie de la danse et d’une comédie d’amour du mariage d’une jeune fille guinéenne à un jeune homme italien. La proposition du mariage a été rejetée par toutes les deux familles – un amour impossible. C’était une prestation contre le racisme.

Amara Nabé
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