La rencontre à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia Conakry à propos de la journée de la langue arabe : Hommage à Thierno Aliou Bhuubha NDiyan

Publié par : Amara Nabé •  article mise à jour : 21 décembre 2017
La rencontre à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia Conakry à propos de la journée de la langue arabe : Hommage à Thierno Aliou Bhuubha NDiyan

Conakry Capitale Mondiale du Livre continu la célébration de la journée de la langue arabe, le mardi 19 décembre. Cette journée a été dédiée à l’érudit Thierno Aliou Bhuubha NDiyan. L’érudit, de sa naissance en 1847 à sa disparition en 1927, crée sa réalité autour de la foi islamique en écrivant des œuvres dans le culte du savoir et l’éducation pour gagner les cœurs et changer le monde –– son environnement.
La cérémonie a été lancée aux environs de 10 H 30 en présence des autorités de l’Université notamment la représentante du Ministre de l’Enseignement supérieur, le Chef du File d’Opposition Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo et le Commissaire Général Sansy Kaba Diakité.

Le Recteur de l’Université de Sonfonia a souhaité la bienvenue aux hôtes et a rendu un hommage particulier à Thierno Aliou Bhuubha NDiyan, le premier écrivain guinéen arabophone. Il a aussi rendu un vibrant hommage à tous les érudits guinéens arabophones qui ont écrit comme Karamo Taliby Kaba de Kankan et Elhadj Mohamed Fadiga de Kindia.

En effet, Elhadj Oumar Tall béni pour une fille en 1846, qui s’appelait Asmaou, pour lui avoir donné de l’eau potable, d’avoir un fils pieux et qu’il soit un érudit. La fille se maria dans la même année et donna naissance à Thierno Aliou Bhuubha NDiyan en 1847.
Thierno Aliou Bhuubha NDiyan a effectué ses études au Fouta Djalon et Fouta Toro. Il a écrit son premier ouvrage à l’âge de 23 ans vers 1861. Il a été désigné Imam de tous les imams de l’Afrique-Occidentale Française par le Gouverneur à l’issu d’un concours à Dakar vers 1898.

Ses œuvres parlent de la vie du Prophète Mohammed (pais et salut sur lui) –– le maitre des maitres, les poésies et les lois islamiques. En outre, ses œuvres doivent être mises en projet pour être traduit en français et d’autres langues en Guinée ou ailleurs et publiées par des maisons d’éditions.

À son tour, Pr Moussa Koné, le Directeur des Programmes Doctoraux et Masters en langue arabe à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia Conakry (UGLCSC), a un aperçu de l’enseignement supérieur en arabe en Guinée. Le Département de la Civilisation et de la Langue a été créé en 1998 à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, qui a été financée à travers des coopérations égyptienne et saoudienne. Le Département a été transféré l’UGLCSC en 2008. Le Département a produit environ deux mille cinq cents (2.500) diplômés au niveau licence depuis lors avec huit promotions du système LMD ; trente-cinq (35) diplômés en master ; et les programmes doctoraux sont aussi disponibles depuis au début cette année académique 2017/ 2018 en collaboration et sous supervision des trois universités soudanaises, notamment Université Internationale Africaine de Khartoum. Les candidats de PhD sont choisis entre cinq spécialités particulièrement les études Islamiques et la Langue Arabe. En outre, le Département a trente enseignants, dont deux professeurs et plusieurs docteurs.

L’UGLCSC n’est pas le seul institut public qui regorge en son sein le Département Arabe. L’Université Julius Nyerere de Kankan et l’Université de Labé ont aussi des départements en langue arabe ainsi que les universités privées (Université de Simbaya et Université Kofi Annan de Guinée). Il y a aussi deux universités privées arabe à savoir Université Emar et Université de Kagbélén.

La rencontre a été clôturée à 13 H 30 par la remise de satisfécits décernés à Thierno Aliou Bhuubha NDiyan Bah à travers de son petit-fils et Elhadj Mohammed Saliou Camara l’Imam de la Grande Mosquée Fayçal de Conakry.

Amara Nabé
Email : amaranabey@gmail.com