La visite de travail au Tchad de l’administratrice du PNUD Helen Clark

article mise à jour : 17 septembre 2013
En visite au Tchad, la patronne du PNUD, Helen Clark, a appelé à consolider par des actions de développement la paix fragile qui régne à la frontière tchado-soudanaise. L’aide du PNUD touche particulièrement les Soudanais qui se sont réfugiés au Tchad suite aux affrontements sanglants au Darfour.

Au Tchad, c’est le mardi 17 septembre que l’administratrice du PNUD, Helen Clark, achèvera sa visite de travail. Hier, elle s’est rendue à Gourounkoun, un village près de Goz Beida, près de la frontière soudanaise, où les Tchadiens, déplacés de leurs villages depuis 2007, se sont installés, suite à un débordement de la crise du Darfour. Sur place, la patronne de l’organisation onusienne a appelé à consolider la paix encore fragile par des actions de développement.

l y a cinq ans, le village de Gourounkoun n’existait pas. Il a été fondé par des paysans fuyant les affrontements intercommunautaires, à Modena, à la frontière soudanaise. Aujourd’hui, les abris sommaires ont fait place à des cases. Et autour des cases, des épis de mil montrent que la récolte est proche.

Après plusieurs concertations, les déplacés ont décidé de faire de Gourounkoun leur village. Pour s’installer, ils ont reçu de l’aide : une plateforme multifonctionnelle, où les femmes pourront décortiquer le mil, recharger les téléphones et même les lampes pour la nuit.

Profiter de la stabilité

Selon Mario Mamate Abelkérim, qui dirige un regroupement des déplacés, les femmes de Gourounkoun veulent envisager l’avenir de manière positive : « Mais on ne souhaite pas qu’il y ait la guerre. Pour rester dans notre région, sans même être dispersés, nous allons ensemble, travailler pour améliorer notre vie ».

Pour Helen Clark, il faut profiter de la stabilité que le Tchad a retrouvée pour faire reculer la pauvreté : « De toute ma vie, tout ce que j’ai pu lire sur le Tchad n’est que tragédie. Mais aujourd’hui j’ai constaté qu’une page s’est tournée. Quand je vois que dans ce village les gens arrivent à produire de l’énergie pour avoir les services de base, c’est très positif ! Il faut aller de l’avant ! ».

Aller de l’avant, mais à condition que la paix revienne au Darfour, où les affrontements inter communautaires continuent et débordent de temps en temps sur les territoires tchadiens.

Source RFI