Le 3ème Salon de la Musique Guinéenne fêté à Conakry

article mise à jour : 5 janvier 2012
Les 29 et 30 décembre 2011, s’est tenu à Conakry, dans l’auditorium de l’historique salle du Palais du 25 Août, actuel siège du Conseil National de la Communication (CNC), le 3ème Salon de la musique guinéenne. Sous le thème : « le rôle de la musique dans la démocratie ». Comme pour dire que ‘’ la culture a toujours triomphé là où la diplomatie et la politique ont échoué’’. Une signature de la structure de promotion artistique et culturelle ‘’Mass Productions’’, en collaboration avec le Bureau Export de la Musique africaine (BEMA). C’était en présence, entre autres, des cadres du ministère de la Culture et du patrimoine historique, de nouveaux et anciens ministres, de la communication, de la jeunesse et emploi, de l’agriculture, et d’hommes politiques. Notamment, le leader des Nouvelles forces démocratiques (NFD), Mouctar Diallo, le vice-président de l’UFDG, Dr Fodé Oussou Fofana, mais aussi, d’hommes de Culture, et de nombreuses personnalités du pays...

Au compte de la première journée, d’abord le discours de bienvenue prononcé par la Présidente du CNC, Mme Martine Condé, de celui de la Directrice de la structure Mass Productions, Hadja Maciré Camara, suivi de l’intervention du Directeur du BEMA et ancien ministre de la Culture, Fodéba Isto Keïra. Ensuite, ce fut la projection d’environ 6 à 7 minutes, du clip vidéo du Cd single baptisé « Oui au dialogue et à la démocratie ». Une contribution de l’association des musiciens guinéens de France, et une conception et réalisation de Fodéba Isto keïra.

Il y a eu aussi la communication au cours d’une conférence-débat, de l’ex ministre de l’information, journaliste culturel et actuel Secrétaire général du ministère de la Culture et du patrimoine historique, Issa Condé, sur le thème : « Musique et Démocratie en Afrique, contraintes, défis et approches de solutions ». Cette première étape de ce 3ème Salon de la musique guinéenne a baissé les rideaux par la visite des stands ; ceux des archives audiovisuels de la RTG, du Ballet Africain, de Syliphone, de Mass Productions, de Team Productions, des Percussions de Guinée, du FEMUTRAC, de la troupe Zawaguis, des productions Syllart, de Meurs Libre Prod’, du Musée national, etc. où étaient exposées entre autres, des œuvres discographiques guinéennes, d’instruments de musique traditionnelle, d’affiche de musiques urbaines, de masques de musique, etc.

Dans son discours de circonstance, Madame la présidente du CNC, Martine Condé, après avoir souhaiter la bienvenue aux hôtes dans ses installations, a tenu à rappeler que l’événement qui nous réunit aujourd’hui, « est l’illustration la plus parfaite de la valorisation de notre patrimoine culturel à travers la musique ».

Aussi, après avoir observé « une pieuse pensée » à l’endroit de tous ces précurseurs et ambassadeurs de la musique guinéenne, " célèbres ou anonymes", qui ont fait valoir de par leur talent et génie créateur, la culture de notre pays, en portant haut les couleurs guinéennes sur toutes les scènes du monde ; la présidente du CNC, Mme Condé Martine, a dit que ce salon « est une magnifique célébration de leur génie créateur et de leurs œuvres éternelles ».

C’est pourquoi a-t-elle tenu à signifier à l’intention de la nouvelle génération de musiciens, qui a pour rôle essentiel la perpétuation de l’œuvre des devanciers, de « trouver en cette exposition une source d’inspiration en vue de belles moissons au profit de notre musique ».

S’inscrivant dans le cadre du thème de ce 3ème salon de la musique guinéenne, qu’est ‘’le rôle de la musique dans la démocratie’’, Mme Martine Condé, dira avec un cœur plein d’émotions, que « c’est la musique qui nous réconcilie même si le venin de la haine et de l’ethnocentrisme nous empoisonne ».

Pour sa part, la directrice de Mass productions, Hadja Maciré Camara, après avoir souhaité que la date du 29 décembre 2011 soit pour la Guinée « un tournant décisif pour une plus grande vision de notre musique » tout comme, le 25 Août 1958, a dit que « l’organisation d’un salon de la musique ne doit pas être une simple rencontre des acteurs de la filière musicale, elle doit chaque fois nous permettre de faire le diagnostique de cette musique, afin de déceler des maux dont elle souffre dans l’optique d’apporter des remèdes efficaces pour son rayonnement partout en Afrique et dans le monde ». Raison de plus pour la patronne de Mass productions, de se saisir de cette occasion, et lancer « un appel à tous les opérateurs, toutes les institutions nationales, africaines, et internationales, à tous les gouvernements africains, pour un soutien efficace aux initiatives et actions allant dans la promotion de la Culture ».

Quant au Directeur du Bureau Export de la musique africaine (BEMA), Fodéba Isto keïra, « … les hommes de culture en général et les artistes en particulier, ont leur grain de sel à apporter dans l’instauration de la démocratie en Guinée… ». Car selon lui, ils ont leur « savoir-faire à apporter dans la consolidation de l’édifice nationale, comme cela a toujours été lors des moments cruciaux dans la vie des peuples… ».

Au menu de la deuxième journée, le 30 décembre 2011, qui mettait fin à ce 3ème salon de la musique guinéenne à Conakry, des prestations artistiques, notamment : le ballet Djoliba, Mister Youpi, l’orchestre ‘’African Groov’’ de Maitre Barry, le maitre des mots André Flamy, la lauréate du prix Découvertes RFI 2011 Sia Tolno, mais aussi, par un défilé de mode de mannequins grâce au savoir-faire de la maison de couture ‘’Réotra Style’’ de Moustapha Traoré.

En outre, des actes de reconnaissance et de récompense ont été décernés à des acteurs qui se sont investis, par le biais de leurs armes respectives, en faveur de la démocratie, de l’unité nationale et de la paix en Guinée. Ce sont : le 1ergroupe de rap guinéen ‘’Kill Point’’, le reggae man Elie Kamano, et l’ex ministre de la culture, Fodéba Isto Keïra.

Pour rappel, le CNC, en marge de son objectif principal qu’est la régulation des médias en Guinée, est tout aussi, selon la loi organique L/91/006/CTRN, alinéa 3, portant création de l’institution, est chargé de veiller à la promotion de la culture nationale sous toutes ses formes en matière de production et de diffusion d’œuvres nationales.

Source : www.guineeconakry.info