Le « Glossaire raisonné anglais-français du jargon diplomatique », un livre pour décoder le jargon diplomatique présenté aux lecteurs guinéens.

article mise à jour : 20 décembre 2012
C’est un ouvrage de 340 pages que le professeur Jérôme Belinga, diplomate d’origine Camerounaise a dédicacé ce mardi 18 Décembre au CCFG. Ce livre d’un genre d’écriture très rare existe déjà dans les grandes bibliothèques africaines et internationales.

Selon le Pr Belinga, il s’agit d’un ouvrage inédit publié pour la première fois par un africain et dont le contenu porte sur le jargon, c’est-à-dire des langages spécialisés utilisés en diplomatie. Son objectif, vulgariser ce jargon qui est ésotérique alambiqué aux yeux du profane. « Le profane devra savoir qu’une dame chef de mission diplomatique s’appelle madame l’ambassadeur et non madame l’ambassadrice. L’ambassadrice est une expression qui désigne l’épouse de l’ambassadeur », a-t-il tenu à préciser.

L’ouvrage est également une revue de certaines terminologies. « On entend souvent parler de présentation de lettre de créance alors qu’il est meilleurs terminologies de parler de remise de lettre de créance. Le premier, c’est la présentation, le second, c’est la remise de la lettre par l’ambassadeur au souverain ou au chef de l’Etat au prêt du quel il est accrédité », dit-il.

Insistant sur le rôle de son livre, ce diplomate multinational et fonctionnaire de l’Onu indique qu’il doit servir à renforcer les capacités diplomatiques des diplomates africains : « J’ai apporté dans ce livre, une touche africaine en parlant entre autres du NEPAD, et la renaissance africaine. Nombre de nos diplomates sont formés sur tas, or la diplomatie est un art. Ne devient pas diplomate qui le veut. Il faut avoir les préalables pour pouvoir valablement représenter ton Etat », tente t-il de convaincre.


Ce livre constitué uniquement de jargons diplomatiques sera-t-il facile d’accès au grand public y compris les profanes ?

Le Pr Jérôme Belinga qui croit à son art se montre plus affirmatif sur cette question. « Il y a des choses élémentaires qu’un homme cultivé doit savoir. J’ai fait des explications très simples et accessibles aux profanes. Il y a même des expressions latines qui y ont été développées. L’objectif, c’est la vulgarisation de la diplomatie pour rendre plus accessible à tout le monde », dit-il.

La Guinée est désormais parmi les cinq pays africains dont le Cameroun et le Sénégal où les lecteurs s’approprient l’ouvrage. Ce qui offre un succès franc à son auteur. « Il a été salué au plan mondial. L’université britannique le Harvard, la première du monde reconnait la valeur de l’ouvrage. Les grandes universités et la bibliothèque nationale de France en font une vague référence », se réjouit le Pr Belinga qui a vécu plus de trois décennies en terre guinéenne.

Outre, il a reçu moult félicitations de la part des grandes personnalités du monde. En Afrique, il avoue avoir reçu déjà des courriers d’encouragement du roi du Maroc, de quelques présidents et confrères diplomates. « Je suis modestement le premier africain qui a jeté un pavé dans la marre. C’est une fierté pour moi de positionner le continent africain dans la culture de la publication du jargon diplomatique », a-t-il conclu.

Le « glossaire raisonné anglais-français du jargon diplomatique » préfacé par Henri Eyebe Ayissi est publié en partenariat avec les éditions harmattan Guinée et coute 320 milles francs guinéens. seulement !