Le Rio Pongo, menacé par l’exploitation minière, selon Dr Kenneth Kelly

article mise à jour : 29 mars 2013
C’est avec le soutien financier de l’Ambassade des Etats-Unis en Guinée, que le Professeur en anthropologie, Dr Kenneth Kelly a piloté un projet de recherches archéologiques sur quelques sites touristiques de Guinée dont le Rio Pongo, ou Rivière des singes.

C’est à l’issue de cette recherche que Dr Kenneth a animé récemment une conférence de presse à la résidence de l’ambassadeur des Etats-Unis en Guinée. Objectif, présenter les résultats obtenus sur le terrain.

Selon le chercheur américain : ‘’le Rio Pongo a une forte connexion avec la Caroline du Sud aux Etats-Unis d’Amérique, mais aussi une situation sociale quasiment unique en Afrique’’.

Le ‘’Rio Pongo, dit-il mérite d’être inscrit sur la liste de l’indicative du patrimoine mondial de l’Unesco. Sa valorisation par les autorités guinéennes pourrait attirer les visiteurs dans le cadre d’un tourisme culturel. Mais, déplore le conférencier, la Guinée ne dispose aucune compétence avérée en archéologie aujourd’hui. Il faut à la Guinée des ressources humaines bien formées et, qui peuvent gérer ces immenses ressources patrimoniales et permettre à l’Unesco d’agir efficacement dans l’intérêt de la Guinée’’ indique le conférencier.

Poursuivant sa communication, le conférencier rappelle que le site Rio Pongo est un endroit qui a facilité la rentrée des bateaux négriers en Guinée.

A en croire Ibrahima FAll, expert en développement culturel, l’équipe de recherche a été réduite dans son élan. La raison : faute de ressources financières. Selon l’expert, le ministère de la culture qui a signé le contrat avec l’université Caroline du Sud, ne dispose d’aucun moyen pour supporter les projets de ce genre.

La rencontre a été mise à profit par le chercheur américain pour exhorter le gouvernement guinéen à doter le ministère de la Culture et du Patrimoine Historique de moyens financiers en vue selon le chercheur, de soutenir des projets en faveur de la jeunesse guinéenne et, faire en sorte que l’exploitation minière soit réduite pour sauver le site ‘’Rio Pongo’’ en voie de disparition.