Le collectif des écrivains chez le ministre des droits de l’homme

article mise à jour : 26 février 2013
Le collectif des écrivains et le comité d’organisation des 72 Heures du Livres poursuivent leur offensive auprès du gouvernement afin de conférer à l’événement tout son éclat. Ce rendez-vous littéraire offrira une vitrine aux auteurs, et à leurs œuvres, des entrevues, des tables rondes, des conférences ainsi que des ateliers avec d’autres professionnels du livre.

Après le lobbying chez le ministre de la culture, de celui de
l’emploi, de la formation technique et professionnelle, et tout
récemment chez le ministre secrétaire général à la présidence, la
délégation d’écrivains conduite par le directeur de L’Harmattan
Guinée, Sansy Kaba Diakité, étaient hier lundi dans les locaux du
ministère des droits de l’Homme et des libertés publiques.

Là, Sansy Kaba Diakité a après avoir présenté la délégation, rappelé
que les 72 Heures du Livre constituent un espace d’échanges et doit
être une réussite. Cette année, a-t-il annoncé, le thème retenu par le
comité d’organisation est les mots au service de paix.

Visiblement ravi de recevoir le collectif des écrivains, le ministre des droits de l’homme, Kalifa Gassama Diaby a apprécié à juste valeur le choix du thème pour les prochaines 72 Heures du Livre à Conakry. Pour lui, ‘’ce thème tombe à point nommé et il est extrêmement important d’associer la paix et les mots. ‘’ Et de renchérir : ‘’le thème des 72 Heures du livre va en droite ligne avec la mission de mon ministère’’. C’est pourquoi le ministre estime qu’il faut soutenir le livre dans sa production au niveau de la chaîne, mais aussi les écrivains.

En soutenant les 72 Heures du Livre, le gouvernement aura honoré son engagement de redorer le blason de notre culture. Un fonds pourrait ainsi être créé pour favoriser l’accès à une grande diversité de
livres tout en favorisant une industrie guinéenne du livre viable qui
publie des livres d’écrivains et en fait la promotion.

Poursuivant son intervention, le ministre des droits de l’homme
affirme qu’il faut se servir des mots pour sortir la Guinée dans cette
impasse : ‘’ Dans une société humaine, tout ce que les mots n’arrivent
pas à régler, n’a pas de solution. Il faut se servir des mots pour
sortir ce pays de cette impasse, il n’y a nulle autre solution que les
mots, nous devons dialoguer malgré nos divergences. La démocratie est un système de mots. ‘’

Tout de même, Kalifa Gassama Diaby déplore qu’il n’y ait pas de
politique publique du savoir et de la culture,’’ avant de promettre de
défendre la nécessité impérieuse qui revient à l’Etat de définir une
politique publique du savoir. Car sans cela, précise-t-il, il me
semble qu’il sera impossible de faire tenir l’idée de la république.

L’occasion a été mise à profit par la délégation pour annoncer au
ministre des droits de l’Homme le thème de son intervention au cours
des 72 Heures du livre axé su : le livre et les droits de homme, le
droit des femmes et des enfants.