‘’Le rôle d’un artiste est d’éveiller les consciences’’ dixit Tiken Jah Fakoly

article mise à jour : 3 janvier 2013
L’artiste ivoirien du reggae Tiken Jah Fakoly est très impliqué dans la crise politique malienne. Il vient de sortir un single intitulé « An Ka Wili ». Ce single a été distribué gratuitement au Mali. Le chanteur s’est également produit sur scène les 30 et 31 décembre pour soutenir les Maliens dans cette épreuve.

Pour Tiken Jah Fakoly, la crise politique que vit actuellement le Mali aurait pu être évitée s’il n’y avait pas eu le coup d’Etat. Avant de rappeler que le Mali avait été cité en exemple sur le plan démocratique. ‘’Mais, l’Afrique est encore en apprentissage. Donc, il est normal que le bateau démocratique tangue.’’ Avoue-t-il.

Parlant du single An Ka Wili, Tiken Jah se veut rassurant et affirme que ce titre n’est pas commercialisé. Il est gratuit et est accessible sur internet. ’’An Ka Wili signifie en bambara « Levons nous » pour que le Mali ne nous échappe pas ! Pour que Tombouctou, Kidal, Gao ne nous échappent pas, ceci explique l’artiste pour accompagner les soldats dans leur combat pour la reconquête du nord.’’

Dans cette chanson, Tiken rappelle également que le Mali regroupe un grand nombre de rois et les plus grands conquérants en Afrique de l’ouest, qui ont remporté de nombreuses guerres. Tous ces grands hommes ont des descendants au Mali.

Selon Tiken, le rôle d’un artiste est d’éveiller les consciences, d’ouvrir les yeux des populations, car estime-t-il, les artistes sont plus proches d’elles [les populations, ndlr] :‘’Notre rôle est d’éveiller les consciences, d’être différents du coupé décalé et de toutes les musiques qui font bouger les fesses en Afrique. On n’est pas Zorro, ni Robin des bois, mais nous pouvons changer les choses. Si Bob Marley n’avait pas pris de risques, il ne serait pas aussi connu.’’

‘’Notre devoir c’est d’éveiller les consciences. Les populations africaines sont victimes d’ignorance. Soit on s’assoit, on chante et danse sans agir, soit on fait bouger les choses’’ conclut-il.