Le septième art : Les salles obscures laissées pour compte à Conakry

article mise à jour : 25 décembre 2012
Les guinéens n’accordent plus d’importance au cinéma comme c’était le cas sous le premier régime. De nos jours, peu sont les mordus de films qui arrivent dans ces salles. Du coup, ces écrans géants sont abandonnés à eux-mêmes partout dans la capitale Conakry.

Les années 1970 constituent l’âge d’or du cinéma en Guinée. Une époque ou les tourtereaux avaient pour refuge, les salles obscures, venus voir des films de certains acteurs comme Jimmy, Jacky Chan, Bruce Lee ou encore Chuck Norris.

Depuis près d’une quinzaine d’années, il s’est produit un prodigieux changement, les salles de cinéma ne sont plus fréquentées à Conakry.

Les gens aiment regarder toujours les films, mais pas devant les écrans géants de ces salles. « A cause de la haute technologie, tout le monde s’est acheté des lecteurs (VCD, DVD) et CD pour son poste téléviseur, cela a tout de suite modifié la donne » regrette Youssouf Yattara, guichetier du cinéma MIMO à Matoto. Une salle de 1015 places, aujourd’hui réduite au silence.

Des affiches alléchantes sont toujours programmées, mais à peine si 20 personnes y viennent.

De ‘’MIMO ‘’au cinéma Rogbanè à Taouyah en passant par celui de Yimbaya, le constat est le même. Pour renflouer un peu leurs caisses, ces cinémas, de temps à autres, doivent leur salut aux troupes théâtrales.

Celles-ci prennent en location ces salles de cinéma, histoire de faire la dédicace de leurs pièces.