Les Contes initiatiques Peuls d’Amadou Hampaté Bâh

article mise à jour : 19 octobre 2013
Le conte a un rôle initiatique fondamental chez les Peuls. Loin de nos contes amusants ou horrifiants. Les contes Peuls ont un rôle quasi rituel et leur ignorance revient à remettre en question l’appartenance de l’individu à ce Peul nomade.

L’écrivain Amadou Hampaté Bâh, origine Malienne mais surtout Peul, s’est évertué à recueillir puis retranscrire ces traditions orales, que le temps ne saurait balayer. Ainsi, dans les contes initiatiques, l’écrivain retranscrit-il des contes majeurs de la tradition Peule. Le plus fabuleux est peut-être celui de Njeddo Dewal, qui incarne le combat du bien contre le mal. L’écrivain vous emmène au pays de Wolo, véritable paradis sur terre où vivaient les Peuls, avant que leur perversité et leur arrogance ne déchaînent la colère de Dieu. Ainsi, l’être divin envoya une sorcière du nom de Njeddo Dewal, véritable incarnation du mal, que seule la pureté et la bonté d’une âme innocente peut éliminer… Les Peuls du Fouta vous raconteront certainement la suite.

A la découverte du Peuple Peul

A l’image des touaregs, les peuls sont un peuple nomade qui possède une tradition d’élevage légendaire. C’est ainsi qu’ils s’installèrent sur les plateaux herbeux du Fouta-Djallon. En 1725, le Fouta voit naître un Etat musulman théocratique peul qui, sous l’impulsion des chefs religieux, va imposer l’Islam aux peuples de la région, le Coran devenant alors la fondation du pouvoir politique du Fouta. Mais les conflits entre le NGabou (région frontalière entre la Guinée-Bissau et le Sénégal(et le Fouta, ainsi que les rivalités entre les chefs religieux dans le fameux massif, vont finalement permettre la signature d’un traité de protectorat français en 1888, malgré une opposition farouche mais désorganisée. Aujourd’hui, partagés entre l’élevage, l’agriculture et le commerce, les Peuls demeurent majoritaires dans la région.