Les héritiers du complexe hôtelier de Tassana à bout de souffle

article mise à jour : 11 décembre 2012
Un village hôtelier construit par l’une des braves femmes de la Guinée qui n’est plus. Tassna continue de nos jours d’exister par le truchement de la gestion de ses héritiers, non sans difficultés.

Jadis, lieu de villégiature édénique pour les couples au moment où le soleil veut décliner. L’hotel Tassana, tout bien que mal, tente de résister à un certain nombre de facteurs qui peuvent ternir cette image.

Plus qu’un site touristique, où il fait bon vivre, ce village a tout d’une campagne idyllique, de par sa position géographique, et sa structure architecturale.

Hôtel de prédilection des expatriés occidentaux au temps du premier régime, Tassana est l’oeuvre d’une femme de poigne, en occurrence feu Hadja Fatou Diarra. Ex-ambassadrice de Guinée au Zaïre, elle y a mis du sien afin de contribuer au développement socio-économique de son pays.

Décédée en 1997, les enfants (au nombre de 7), vous retournez le champ car c’est le fond qui manque les moyens. Situé au Km 27 au quartier Dapompa, le village Tassana est construit en 3 départements : Cuisine-Restaurant-Bar ; Salle de Conférence-Discothèque ; Piscine-Hébergement.

« Aujourd’hui, ces 3 départements continuent de drainer des clients, mais aucune réforme n’est prévue, pour faute de moyens financiers », affirme Thierno Saïdou Bah Directeur d’exploitation de l’hôtel depuis neuf ans.
Les héritiers de ce complexe hôtelier nourrissent l’ambition de revivifier l’image de leur village qui s’étend sur 9 hectares, mais les moyens sont limités.

Au nombre des problèmes auxquels Tassana hôtel est confronté, le véritable goulot d’étranglement reste l’énergie. « L’hôtel paye chaque 2 mois et à titre forfaitaire à l’EDG, une facture de 3 millions 180 milles francs guinéens, cela nous coûte les yeux de la tête », déclare Monsieur Bah.

En dépit de tout cela, l’hôtel arrive à se supporter avec ses maigres recettes. Et puis la direction du complexe envisage aussi un projet de construction d’une usine de traitement d’eau minérale.