Lysistrata nous revient ! ‘’La mort est le sponsor officielle de la politique ‘’

article mise à jour : 30 octobre 2012
Lundi au Centre Culturel Franco-guinéen la troupe ‘’Compagnie Arenk Théâtre’’ a présenté Lysistrata. Lysistrata est une pièce écrite il ya 2500 ans par Aristophane en Grèce. Cet ouvrage retrace l’histoire des femmes qui se lancent dans un combat pour restaurer la paix et la démocratie. Sparte et Athènes deux villes en Grèce étaient engagées dans un conflit permanent. C’est ainsi que les femmes sous la direction de Lysistrata ont déclenché une grève du sexe pour contraindre les hommes à taire les armes et signé une paix définitive. C’est une pièce commandée par le centre culturel, mise en scène et adaptée par Ansoumane Diessira Condé.

Cinq jeunes gens dont trois filles ont animé la pièce. Durant la pièce, les femmes ont décrite les horreurs de la guerre et le désastre que la société en générale et la couche féminine en particulier ressent. L’absence permanent des hommes dans les habitions n’a pas été passée sous silence. Pour contraindre les hommes à observer la paix, les femmes décident d’enclencher la guerre du sexe’’ Nous devons nous abstenir des hommes’’. Une proposition certes difficile à prendre mais les femmes ont fini par accepter. Pour parvenir à leur fin, les femmes décident de monter les enchères et continuent de séduire de plus en plus leurs maris.

Les hommes qui reviennent des combats et désireux de leurs épouses trouvent qu’une grève du sexe est déclenchée. Fureur. Discussions s’en suivent entre les deux parties. Les épouses en profitent pour dénoncer l’extrémisme des hommes politiques, les gardiens de la foi et l’ethnocentrisme poussé. Des questions aux quelles les hommes ne tolèrent pas l’immixtion des épouses et promettent de les punir. ‘’Les femmes de bonnes vertus n’interfèrent pas des dossiers de la société ou vous n’êtes utile qu’à la cuisine et dans le lit ou encore autrement vous n’êtes qu’une catastrophe pour l’humanité’’ sont souvent revenus dans les discussions.

Contre toute attente, les femmes s’emparent de la banque, de la caisse de l’Etat pour empêcher les hommes de s’acheter des armes. Plus loin, en lieu et place des hommes, les femmes s’arrosent le droit de décider du sort de la société. Une décision de trop rétorque les gardiens de la foi et les autorités administratives.
Pendant ce temps, la grève du sexe perdure et l’envie des uns pour les autres s’intensifient. Lysistrata a eu du mal à conduire la grève à son terme. A plusieurs reprises, les femmes ont faillis violer leur sermon. ‘’ Mon pagne brûle et je n’en peux plus’’ ‘’tenez bon nous finirons par gagner notre paris’’ encourage Lysistrata à ses compagnons. Que dire des hommes à qui le contact sexuel est refugié depuis un bout de temps ?

Les deux parties engagent une discussion. Les hommes ont menacé de punir les femmes pour les fautes répétées, puis les offenses infligées à leurs égards. Et les femmes se sentant fortes haussent le ton’’ il n’y aura pas de feu dans vos pantalons’’. Une menace prise au sérieux par les hommes mais orgueil aidant les époux expriment la nécessité de sécuriser le pays même au péril de leur vie. Une guerre qui n’a servit qu’à la destruction des vies des innocents, la démolition des symboles martèlent les femmes avant d’ajouter en chœurs‘’ La mort est le sponsor officiel de la politique’’.

Finalement les hommes en situation de conflit se sont résolus à signer définitivement le traité de paix. Et les femmes ont leur tour levé la grève du sexe.