MLP déplore que le public n’ait épuisé sa soif

article mise à jour : 18 février 2013
Au lendemain du concert débordé de leurs hôtes venus de la France, les responsables de la structure Meurs Libre Prod ont animé un point de presse dans un réceptif hôtelier de Conakry hier dimanche 17 février pour remercier le public mélomane de Guinée et tirer les leçons des incidents issus hier du concert de la Sexion d’Assaut.

Visiblement ému, le directeur général adjoint du label de la musique urbaine Meurs Libre Prod, Ablaye Mbaye a tout d’abord déploré les incidents malheureux survenus lors de ce concert.

‘’Malgré tout le dispositif de sécurité qu’on a mis en place pour mieux servir ce beau public qui avait fait un grand déplacement, on a été surpris de nous voir débordés par la chose. Car, on a vu des filles qui s’étaient évanouies suite à des altercations ayant occasionné l’usage des gaz lacrymogènes’’, a témoigné Ablaye MBaye.

Ensuite, il a salué l’apport de la presse dans la réalisation de ce concert depuis la menace du gouvernement de l’interdire sous prétexte qu’il s’agit d’un groupe qui vient faire l’assaut final du sexe en Guinée.

A la question de répondre si oui ou non sa structure a gagné au cours de ce concert, Ablaye Mbaye a dit non. ‘’Car, suite à ces incidents hier, nous regrettons très fort que le public n’ait pas eu à vivre le spectacle auquel il s’attendait. C’est vraiment indépendamment de notre volonté’’, a-t-il clamé.

Pour sa part, le Manager de Wati Boss, maison de production de la Sexion d’Assaut s’est réjoui au groupe.

S’inspirant de leur passage dans plusieurs pays de l’Afrique francophone, il s’est particulièrement la mobilisation du public.

‘’J’avoue que je garde une très belle impression de la Guinée où on a été accueillis comme si on recevait le Real Madrid’’, s’est-il réjoui, tout en informant qu’ils ont projet de faire des featurings avec des artistes du pays dont deux de leurs pairs du groupe sont originaires, la Guinée.

De son côté, la représentante du sponsor auquel certains imputent les causes de ces incidents, elle a indiqué c’est pour des questions de respect des lois que son entreprise n’a pas vendu à 30.000 GNF les tickets plus une carte.

‘’Comme vous le savez, l’ARPT exige depuis plus d’un an aux opérateurs de téléphonie mobile, l’identification de leurs abonnés. Orange Guinée ne pouvait donc pas venir là pour demander aux gens se faire enregistrer après chaque achat de ticket. Alors, c’est justement ça la raison’’, s’est-elle défendue.

Ces pratiques devenues récurrentes ces derniers doivent interpeler la conscience des opérateurs culturels. Car, l’on se rappelle des mêmes pagailles signalées au cours du concert de Takana Zion alors qu’il était sponsorisé par une autre société de téléphonie de la place.

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Black M Diakia de l'émission Top 10 Maitre Jims, en mode Wati B