Malick Kébé, le coté In et Out de la tour de contrôle de l’industrie musicale guinéenne…

article mise à jour : 29 août 2011
Il est très effacé. Il adule foncer aussi sur ce qui tient à son palpite : la culture. Et pourtant… Ce n’est plus un ovni dans ce domaine à risque en Guinée. Lui, C’est Malick kébé, le super D.G de l’Agence Guinéenne des Spectacles. Visite guidée dans le monde coté In et Out de la tour de contrôle de l’industrie culturelle guinéenne…

Les débuts

Cela fait maintenant plus de 20 ans qu’il est dans le Mouv’. Parcourant les taudis et secteurs misérables de la haute banlieue de la capitale guinéenne,

Malick Kébé étudie à Bonfi. Très attaché à tout ce qui est lié à la promotion de la culture guinéenne, le jeune Malick se fera très vite remarquer aux yeux des membres de la direction dudit établissement.

Il ouvre alors son premier bal dans l’organisation des manifestations culturelles de son école. Cela grâce à la bienveillance de la direction bien sur.

Quelques années plus tard, il prêche pour sa propre paroisse. 53.000FG a été son capital de départ.
Un saut…

Après avoir pris de la bouteille dans ces activités inter scolaires, Malick Kébé a eu son véritable big bang mental entre 1988-1988. C’était lors du premier face à face entre Mory Djely Dine Kouyaté et Sékouba Kandia Kouyaté au Cinéma Liberté piloté à l’époque par un certain Isto Keira.

Le détecteur de talent

Ce jeune qui rêvait enfant d’être un très bon avocat est aussi un véritable détecteur de talent. Pour ce, il est le premier opérateur culturel à s’investir dans la musique urbaine en Guinée. Kill Point en est le produit. Un tabac sur tout le territoire national avec leur Foré Bomaa.

Malick Kébé avec maestria crée après quelques temps son propre design : Contacts Evolutions.

Diantre ! les jeunes créatifs des milieux défavorisés ont enfin une perche à saisir pour leur épanouissement.
Depuis, il grimpe au sondage. Sa cote de popularité traverse le pays tout entier.
Cet amoureux de Thomas Sankara ne se limite pas seulement à la musique urbaine. Moult artistes de la musique populaire du pays seront produits par Malick.

Un autre talent émergera sous son toit, Mifa Gueya. Qui n’a pas kiffé leur tube à satiété ? Personne sans nul doute. Un an au Hit parade de la musique urbaine hip hop.

A son actif, il faut aussi ajouter un festival de musique urbaine : le Rap Aussi. Un lieu de rencontre artistique mais aussi de formation, ce festival a été un tremplin sans précédent pour assez de jeunes assoiffés de Zik.

Un regret

C’est vrai qu’aujourd’hui Malick Kébé a apporté sans risque de se tromper sa pierre blanche dans l’édifice de la culture guinéenne.

Mais Monsieur est aussi possédé par un regret. Cela, il l’appelle Kill Point.

« Mon unique regret, c’est le groupe Kill Point. C’est un groupe qui s’est arrêté au moment où il prenait son envol. » nous confie-t-il.

La main sur le palpite, Malick Kébé assure voir ce groupe précurseur de la Zik urbaine de Guinée « aller plus loin » après leur séparation. Hélas ! Mille fois hélas…

Sur la cause de leur séparation, le D.G de l’Agence Guinéenne des Spectacles reste évasif. Son bouclier s’est : « On est de très bon amis. » Le reste, c’est du motus bouche cousue…

Cette carrière à feu de paille qu’ont connu les Kill Point mais aussi les Mifa Gueya et Pi Wada a poussé cette icône à fuir le monde de la production artistique depuis 2004.

« Personnellement, j’ai été très déçu du comportement de ces artistes » regrette-t-il.

L’ ’’abuseur’’
Accusé par certains d’être un opérateur culturel qui abuse des jeunes artistes à chaque fois qu’il en a l’occasion, Malick kébé jure en prenant les mânes des ancêtres à témoin qu’il ne l’a jamais fait.

La preuve ? « Vous savez il y a le moment de dévoiler les causes. Sinon, j’ai toutes les preuves dûment signé par les artistes accompagnés de leur parent. »

Nommé à ce premier poste administratif sans avoir « été consulté » par l’ancien ministre de la culture et ce, parce que Isto Keira s’est dit qu’il « pouvait apporter quelque chose pour innover ce secteur ».

L’assurance des artistes

Sur son bilan à la tête de cette direction, Malick assure qu’il est au vert. La réduction de l’obtention des agréments par les promoteurs culturels en passant par la régularisation des dates de spectacles, le D.G de cette structure assure ne pas vouloir se limiter à cela seulement.

Sa nouvelle marque sera dans un temps très proche Assurance. Pas l’assurance des spectacles qui est déjà obtenu avec brio mais celui des artistes.

« Je suis entrain de mettre sur pied une assurance maladie pour les artistes. J’ai déjà obtenu l’assurance des spectacles. Pour celui-là, nous sommes entrain de discuter sur la police pour qu’elle soit revue à la baisse » se confie-t-il.

Le prochain ministre

L’eau coule vers son lit certes. L’être humain coule aussi vers son rêve. Lui son rêve à lui n’est pas avouable. Motus ! Rêve-t-il d’être prochainement ministre comme tout citoyen voulant servir son pays et non servir ?

Marié et père de deux enfants, Monsieur assure que niet. Que nenni de tout cela n’entre dans sa caboche. Laissons le temps faire son temps comme on le dit sous d’autres cieux, nous demande-t-il. Alors wait and see…