Mansa Solo, l’enfant de l’indenié : une valeur sûre du reggae africain

article mise à jour : 9 avril 2013
De son vrai nom Souleymane Diop, Mansa Solo est né dans le royaume de l’indenié, à l’est de la Côte d’Ivoire, d’une mère guinéenne et d’un père sénégalais. Ce jeune a pris racine au terme d’un parcours marqué par le cinéma, la danse et le reggae.

A dix-huit ans, il part poursuivre ses études dans la prestigieuse université sénégalaise, Cheikh Anta Diop de Dakar et en sort avec une maîtrise en Droit. Parallèlement à ses études, il se lie d’amitié avec Djibril Mambety Diop, son mentor, et s’essaie en réalisation cinématographique avec Moussa Senapsa, se construisant ainsi lentement au contact des autres.

De son voyage à Dakar, une rencontre est déterminante : celle avec Wasis Diop. Solo décide d’embrasser une carrière musicale après cette rencontre.
Bien avant , Mansa Solo a privilégié la danse, dans la compagnie N’Soleh créée en 1994 à Abidjan en Côte d’Ivoire, par Massidi Adiatou et Victor Ahou Boa. Il deviendra l’administrateur de cette compagnie de danse qui, fait partie des pionniers de la danse contemporaine en Afrique de l’Ouest, et qui a réussi un mélange harmonieux et frappant de danse africaine, caribéenne et contemporaine.

Après un bref passage en Ethiopie, au Kenya, et en Afrique du sud, Souleymane émigre en France en 2000, puis s’installe à Paris.

Huit ans plus tard, il quitte Paris et part s’installer à Abidjan où il prépare un album. Mansa a d’ores-et-déjà forgé sa conception de la musique reggae : Faire vivre et transmettre des sentiments, ne rien garder pour soi. Il enregistre en 2010 son album autoproduit entre Abidjan et Bamako. L’enfant de l’indenié, le baptise-t-il. Un cri de cœur face à toutes les discriminations ethniques et raciales. Mais aussi et surtout, un appel au retour aux sources. "Je n’ai pas de nationalité, la peau noire est mon identité et seul le métissage peut sauver notre planète" confie-t-il.

Fervent défenseur des langues africaines, et du patrimoine culturel francophone, Mansa fait une musique qui va dans le sens du panafricanisme. Il magnifie énergétiquement les royautés africaines qui, selon lui peuvent jouer un grand rôle dans la gestion des conflits en Afrique.

Dès sa sortie, l’enfant de l’indenié, a bien marché. Le public ivoirien lui a réservé un excellent accueil. Un album au rythme entraînant, agréable et en même temps, des paroles énergiques et percutantes chantées en malinké, wolof, français et anglais, interpelle sur les origines et valeurs communes de solidarité et de partage. Le titre phare ’’L’enfant de l’indenié’’ du même album fait un tabac. Les radios locales ivoiriennes et internationales, notamment Radio France Internationale (RFI), passent le morceau et le repassent sur leurs ondes. Le morceau cartonne.

Vivant en Guinée depuis quelques temps, cet auteur, compositeur, interprète se veut plutôt discret et se bat pour donner une autre image du jugement que font les gens sur les artistes. Les concerts, à Conakry, il participe très rarement surtout que les invitations se font de façon ’’anarchique’’.

Une autre casquette de l’artiste, l’animation TV de l’émission Reggae Vibrations sur la Radio Télévision Guinéenne (RTG). Il incarne à ce jour, grâce à ses textes d’appel au réveil de conscience, une valeur sûre du reggae africain et mondial. Ses figures marquantes restent celles de Fela Kutsi, Serge Gainsbourg. « On a toujours envie d’imiter les plus grands », indique l’enfant de l’indenié.

Aujourd’hui, avec deux clips déjà réalisalisés (L’enfant de l’indenié et sowassi), Mansa entend s’engager dans l’humanitaire en venant à l’aide aux enfants déscolarisés. L’enfant de l’indenié, un album de huit titres, à découvrir, à consommer sans modération et surtout à faire découvrir !

Binary Data - 44 octets

Mansa Solo
L’enfant de l’indenié
00224 628 03 56 31/628 03 56 31
mansasolo1@yahoo.fr

BMP - 211 ko