Manuels de lecture et initiation littéraire au Sénégal et en Guinée

article mise à jour : 12 août 2015
Ce livre pose le problème de la conception des manuels scolaires, dans un espace francophone englobant les Républiques de Guinée et du Sénégal.
L’auteur étudie les dispositifs mis en oeuvre et prône un esprit nouveau de l’enseignement de la lecture. Cette activité, telle qu’il la décrit, sera adossée aux théories de l’énonciation et des interactions verbales ; elle prendra en compte les outils de l’analyse du discours (AD), pour une prise en charge didactique novatrice des contenus de manuels de lecture. La réflexion initiée par B.Thioune, dans le cadre de sa recherche, cherche à situer les enjeux didactiques, esthétiques et citoyens qui doivent sous-tendre la réalisation des manuels destinés aux écoliers. Dans cette optique, l’apprentissage et l’enseignement de la lecture scolaire s’orienteront vers l’acquisition de compétences linguistiques, communicatives et culturelles précises. C’est, en somme, à une refondation de la formation littéraire, morale et civique que cet ouvrage, qui renouvelle les approches, nous engage largement. Au centre de cette étude, ce qui se joue de façon essentielle, c’est le choix et l’application des méthodes : à l’origine, celles dites syllabiques, puis les "méthodes globales", les méthodes "mixtes" et les méthodes "fonctionnelles". Il est apparu, en effet, que les préoccupations méthodologiques des auteurs de manuels ont connu un intérêt particulier, en relation avec les perspectives de renouvellement des options didactiques. La question du rapport entre le culturel et le littéraire, se présente, à cette occasion, comme un continuum, dans une étroite relation de dépendance. Car un lien solide relie l’identité spécifique d’une langue et les corpus d’énoncés esthétiques et moraux fondateurs. Cela montre, suffisamment, que la littérature est une donnée constitutive, non dérivée de l’activité langagière.