Mariam Diallo, Miss CEDEAO 2012 au Salon du Livre de Turin

article mise à jour : 22 mai 2013
Mariam Diallo, élue Miss CEDEAO 2012 "Je représente et je dois servir de modèle pour toutes les jeunes filles de la sous-région. Donc, il y’a des comportements qu’une jeune fille normale peut faire que moi, je ne peux pas adopter." Elle s’appelle Mariam Diallo, elle a 23 printemps à peine. Elle porte allègrement une couronne qui fait d’elle la plus belle fille de la CEDEAO. Elle se veut humble et justifie qu’elle a été juste meilleure lors d’une compétition de beauté. Dans les détours du salon de livre de Turin, elle se livre à Guinéenews©. Exclusif !

Guinéenews© : Vous êtes la Miss Cédéao depuis quelques mois. Est-ce que cette couronne est lourde à porter ?

Mariam Diallo : Non, elle n’est pas du tout lourde à porter. C’est vrai qu’il y’a des contraintes liées à cette couronne mais je vis bien avec ces contraintes parce que je sais que c’est pour le bien de la couronne et pour ma propre personne.

Quelles sont ces contraintes ?

Par exemple, on ne peut pas se permettre de faire certaines choses qu’une jeune fille normale peut faire. Je ne peux pas m’afficher dans n’importe quel endroit, je ne peux pas aller en boîte, je ne peux pas être avec n’importe quel genre de groupe de personnes. Je représente et je dois servir de modèle pour toutes les jeunes filles de la sous-région. Donc, il y’a des comportements qu’une jeune fille normale peut faire que moi, je ne peux pas adopter.

Comment se passe cette nouvelle vie ?

Elle se passe très bien. Je suis élue Miss Cedeao depuis le 1er décembre 2012, donc je suis à mon sixième mois de règne. Et depuis le début, tout se passe très bien, avec les voyages. J’ai fait un premier don de lits et de vivres à l’hôpital Ignace Deen. Ensuite, j’ai travaillé avec Harmattan Guinée dans le cadre des 72 heures du livre que j’ai accompagné, ensuite au salon du livre de Paris. Et c’est la continuation avec Turin .

Je travaille également avec une ONG humanitaire Terre des Hommes pour la prise en charge des enfants victimes de la soude caustique. C’est-à-dire les enfants qui boivent accidentellement la soude caustique et qui ont l’œsophage complètement fermé, donc on leur met une sonde soit au niveau du nez soit au niveau du ventre. Les cas sont nombreux mais peu connus du grand public. L’idée, c’est de faire connaître pour une meilleure prise en charge.

Vous êtes miss Cedeao, mais vous n’avez pas été miss Guinée. Qu’est ce qui s’est passé entre-temps ?

Ben, j’ai été première dauphine, Miss Guinée. Mais, dans les concours internationaux, c’est écrit que c’est une des miss nationales qui peut représenter le pays. Et donc, je faisais partie du trio miss Guinée, et le choix est tombé sur moi. Et je suis valablement allée représenter mon pays.

Vous n’avez pas répondu à ma question.

Ben, qu’est-ce qui s’est passé ? Moi, je ne sais pas, le choix est tombé sur moi ! On m’a dit, tu vas aller représenter le pays, j’ai dit qu’il n’y a pas de problème. Je me suis mise au travail, je suis allée et j’ai représenté le pays. Cette question, il faudra peut-être la poser au comité d’organisation. Moi, je ne sais pourquoi, ils m’ont choisie

Mais, vous êtes à Turin pour quelle raison ?

C’est dans le cadre du salon du livre de Turin où la Guinée a un stand. Donc, c’est une continuité avec Harmattan Guinée, donc je suis la mascotte depuis janvier. J’ai fait les 72 heures du livre, le salon du livre de Paris, des interviews avec des hautes personnalités, des ministres, des écrivains. Donc, je suis là dans le cadre de la promotion du livre, de la lecture et de l’éducation en général.

Quels conseils donnerez-vous aux futures candidates pour être miss ?

C’est d’abord de se former parce que c’est ce qui a fait que j’ai été miss CEDEAO, c’est grâce à ce que ce que j’ai dans la tête…. En général, toutes les filles sont belles en Guinée, tout le monde le reconnaît. Mais, ce qui fait la différence, c’est ce que nous avons dans la tête, le bagage intellectuel. Donc, j’exhorte toutes les jeunes filles qui aspirent à être miss Guinée ou miss autres choses, de vraiment se former, il n’y a pas mieux. On peut tout perdre dans la vie, mais ce qu’on a dans la tête, on reste toujours avec.

Et qu’est-ce que vous avez dans la tête ?

(Rires). J’ai un bac plus cinq en Telecom. Et j’aime lire, c’est ce qui améliore tous les jours ma culture générale.

Un dernier mot...

Le dernier mot, c’est à l’endroit de mes compatriotes guinéens. C’est de leur demander de se donner la main pour qu’on puisse aller de l’avant, de se mettre au dessus des clivages ethniques. Je pense que la diversité de nos ethnies fait la richesse de notre pays. Donc, tout cela doit être pris en bien pour se souder pour être au rendez-vous du concert des nations.

Propos recueillis à Turin par Amadou Tham Camara