Miss Monde 2013 : Mariam Diallo raconte l’événement !

article mise à jour : 28 octobre 2013
Miss University 2011 puis première dauphine de miss Guinée 2011 et miss Cédéao 2012, Mariam Diallo a franchi les marches du couronnement une nouvelle étape, en inscrivant son nom dans le grenier de la beauté à l’international. Elle fait désormais partie du cercle restreint des créatures les plus gracieuses en participant à Miss monde à Bali en Indonésie. Elle est de retour. Pour Le Populaire elle parle de son expérience à ce rendez-vous mondial. Avec passion et modestie. Pour le grand bonheur de ses admiratrices et des futures candidates. Mariam Diallo raconte l’événement.

A votre arrivée en Indonésie, comment était l’accueil ?

Après deux jours de vole, nous avons été accueillis par le comité miss Monde qui nous attendait à l’hôtel Pan pacific où l’ambiance était chaleureuse. Il y avait un orchestre traditionnel indonésien qui jouait de la musique, des hôtesses qui nous servaient à boire et nous donnaient de belles fleurs. C’était vraiment fabuleux. J’avoue que c’était impressionnant. On était aux anges. Nous sommes restés sur l’île de Bali durant toute la compétition, car les islamistes de Djakarta ne voulaient pas que le concours ait lieu là-bas. Bref, il y a eu pas mal de discussions entre le gouvernement, les islamistes et le comité miss monde à ce sujet. Ils ont décidé finalement qu’on resterait à Bali.

Comment vous avez trouvé l’île ?

Bali est l’un des plus beaux endroits du monde. Ce qui m’a aussi émue, c’est qu’ils ont gardé leur authenticité culturelle. J’ai été fascinée par leur théâtre qu’ils utilisent d’une manière extraordinaire pour raconter leur histoire.

Ensuite...

Le lendemain de notre arrivée nous avons a commencé les auditions par ‘‘la danse du monde’’. C’est une étape du concours où le comité choisi parmi les différentes danses traditionnelles des candidates, onze que toutes les candidates doivent danser. Il fallait que chacune de nous viennent avec sa tenue traditionnelle pour esquisser des pas de danse. Malheureusement ma danse Tignalé de Sény Malomou n’a pas été retenue. J’avoue que c’est une danse qui nécessite pas mal d’énergie. Seules les danses de Miss Namibie, Miss Venezuela et de quelques miss asiatiques ont été retenues, parce que beaucoup plus simples à faire. Par contre, le jury a bien apprécié la tenue forestière que je portais.

Ensuite, il y a eu l’étape de Talent show. J’ai interprété la chanson de Kadé Diawara qui s’intitule Woulou kôrô. Mais je dois avouer là aussi qu’il y avait des candidates de talent qui savent vraiment chanter et qui étaient avisées dans les autres disciplines, bien que je sois allée jusqu’en demi-finale à cette compétition. Je rappelle ici que Miss Indonésie avait par exemple remporté la compétition nationale de Talent dans son pays alors qu’elle n’avait que 15ans. La candidate australienne a interprété une chanson qu’elle avait composée elle-même. Vous imaginez combien de fois ces filles étaient déjà préparées avant d’être à ce rendez-vous.

Dans la catégorie sport, j’étais dans la Blue team. C’est vrai que je suis sportive, je pratiquais le volleyball au lycée. Notre Team a donc remporté cette discipline. Nous sommes arrivées deuxième après la Yellow team dans les autres disciplines.

Le Beach fashion où on devait être en maillot de bain, a été interdit parce que nous étions dans un pays islamique. Nous nous sommes donc retrouvées devant le jury qui devait faire une présélection de 33 filles sur les 137. J’ai été retenue. Ensuite des 33 candidates 11 ont été sélectionnées dont Miss Ghana, la seule africaine. A la fin c’est Miss Brésil qui a gagné.

Pour l’étape du Fashion show ou top model, 11 candidates ont été retenues. Miss Philippines a remporté. Puis, le Beauty with the purpise, c’est-à-dire mettre sa beauté au service d’une cause. Chacune présente un projet de publi-reportage. Moi je suis allée avec un projet sur la soude caustique. Beaucoup sont victimes d’accidents liés à la soude caustique. Miss Népal a remporté cette phase. Son projet est de pousser les enfants dans une localité de son pays à se brosser les dents. Il y a une interview filmée que nous avons réalisée avec les jurys pour expliquer nos motivations, parlez de nous en une minute et dire ce que nous pensons de Miss Monde. C’était la phase déterminante. C’est là qu’on arrive à cerner la personnalité de chaque miss et c’est l’étape qui a plus de points.

A chaque étape franchie, on est noté par des points qui sont comptabilisés jusqu’à la dernière étape.

Comment s’est déroulée la finale ?

Comme vous le savez, c’était l’Afrique à l’honneur. J’ai ouvert le bal. Et je vous dis, la finale est le résumé de tout ce qu’on a fait les jours précédents. On a fait un seul passage en tenue de soirée. Les jurys avaient déjà toutes les notes. Il s’agissait de choisir 20 premières ; ensuite les 10 candidates qui ont plus de points. Puis, les 5 plus belles et, enfin élire le trio. Les cinq premières se sont exprimées et, en fonction de ce qu’elles ont dit, miss Monde 2013 a été élue.

Après le dernier défilé, ils ont organisé une soirée et le lendemain chacune de nous a pris son vol pour regagner son pays.

Quel message vous a adressé le Comité Miss Monde ?

Que toutes celles qui ont participé sont gagnantes. C’est vrai qu’il n’y a qu’une couronne. Mais d’une manière ou d’une autre, chacune de nous a appris quelque chose. Mais ce qu’il faut retenir de miss monde, c’est qu’au delà de la compétition, ils nous ont montré des choses extraordinaires.

Que diriez-vous aux futures candidates ?

Être Miss ce n’est pas qu’être belle, c’est savoir utiliser sa beauté pour rendre service. Pour moi, le succès ne se résume pas à l’argent ou au matériel que l’on gagne mais plutôt au bonheur que l’on peut apporter dans la vie des autres. Cela nous permet de mener plusieurs actions humanitaires.

Je pense qu’il n’y a pas mieux que la formation et vu que les compétitions internationales sont rudes, il faut étudier et se cultiver davantage.

Et maintenant ?

Je tiens à remercier le Comigui, le comité Miss Cédéao, Miss Côte d’Ivoire sans lesquelles ma candidature à Miss Monde n’aurait pas été acceptée ; au Gouvernement guinéen et au ministre de la Culture Ahmed Tidiane Cissé qui ma permis d’aller au Nigeria pour prendre
mon visa ; à la compagnie de téléphonie mobile Cellcom qui a financé mon voyage et tout le peuple de Guinée d’ici et d’ailleurs pour le soutien et les votes. Et tout particulièrement mes parents qui m’ont soutenu dans tout ce que j’ai entrepris.