Miss guinée interview

article mise à jour : 7 janvier 2013
Récemment élue miss de la CEDEAO, la Guinéenne Mariame Diallo, est entrain d’élaborer ses projets durant son mandat tant sur le plan national que dans la sous-région. Guinée Culture a profité de son passage à IBC pour lui demander ses préoccupations du moment.

Guinée Culture : Première dauphine miss Guinée, puis candidate pour l’élection miss CEDEAO, finalement, tu décroches la couronne.

Mariame Diallo : c’est vrai, je suis au summum de la beauté ouest-africaine, c’est un sentiment de joie qui m’anime et je remercie mon comité pour la confiance placée en ma modeste personne. Je remercie également le peuple de Guinée pour le soutien.

Guinée Culture : Lorsqu’on a prononcé ton nom et celui de la Guinée, tu as éclaté en sanglots. Comment tu t’es sentie en ce moment ?

Mariame Diallo : (rire) c’était de l’émotion et la joie. Vous savez quand on est heureux à certains points il y a les larmes qui viennent. Je n’imaginais pas avoir un si grand titre devant les personnalités guinéennes et étrangères. ça faisait chaud au cœur, je ne pouvais pas me retenir.

Guinée Culture : Quels sont tes projets dans l’immédiat ?

Mariame Diallo  : j’ai des projets personnels. Travailler avec L’Harmattan Guinée dans le cadre de la promotion de la lecture. Ce qui explique maprésence ici.A la CEDEAO, mon thème était sur la mutilation génitale féminine. Je dois aussi mener un combat par rapport à ça. Avant que je n’aille pour le concours de miss CEDEAO, j’étais en phase de création d’une ONG pour l’assistance des enfants en situation de détresse. C’est sur ces trois plans que je vais travailler.

Guinée Culture : Comment tu vas travailler avec les dauphines des autres pays ?

Mariame Diallo :par rapport à la CEDEAO, ce n’est pas comme les concours de missau niveau des pays. Eux, ils n’utilisent que l’image de la miss. Les dauphines, c’est seulement des titres honorifiques. Ils ne travaillent pas avec elles. Mais bon, je compte faire des projets de sensibilisation contre l’excision dans la sous-région. A chaque fois que je vais dans un pays, je vais travailler avec la miss de ce pays.

Guinée Culture : Des projets ambitieux qui demandent assez de moyens. Tu as les moyens de ta politique ?

Mariame Diallo : J’espère les avoir,pour le moment c’est non. Mais c’est la CEDEAO qui m’accompagnera dans mes projets.

Guinée Culture : Il n’a pas été facile pour toi, tu as plusieurs fois participé au concours pour être retenue, finalement tu es parvenue.

Mariame Diallo  : Je suis titulaire d’un Bac +5 en Télécommunication. Je suis entrain de préparer ma thèse et je dois soutenir très bientôt. j’ai fait les mathématiques au lycée. J’ai deux ans de classe préparatoire à l’université Kofi Annan je me suis spécialisée en réseau de télécommunication. Pour revenir à miss Guinée, c’était ma deuxième fois de participer au concours. Pour la première fois j’ai été quatrième. J’avais déjà gagné mais ce le tract qui a joué sur moi. A la dernière minute on m’a posé une question sur l’eau. Une question que je connaissais très bien mais je n’ai pu m’exprimer. On m’a classé quatrième mais je ne suis pas découragée. J’ai reconnu l’erreur que j’ai faite. J’ai travaillé de nouveau pour pouvoir me représenter. En 2011 j’ai été retenue première dauphine miss Guinée.

Guinée Culture : Un message ?

Mariame Diallo :j’aimerai d’abord remercié les guinéens de la Côte d’Ivoire qui se sont massivement mobilisés pour venir me soutenir. J’ai eu vraiment chaud au cœur. J’ai pas fait de différence entre ici et là-bas. Je me suis dis quelque part, les guinéens sont soudés ailleurs. Je demande la même chose aux guinéens de l’intérieur de se donner la main pour qu’ensemble on puisse développer notre cher pays.